23/01/2021

Elles sont fortes ces américaines quand même

Voici la traduction de la fin du poème lu par la jeune poétesse Amanda Gorman lors de l'investiture de Joe Biden, par Thomas Austenfeld, professeur de littérature américaine à l’Université de Fribourg (Suisse).


...
Alors laissons derrière nous un pays meilleur que celui qui nous a été laissé.
A chaque souffle de ma poitrine martelée de bronze, nous relèverons ce monde blessé pour en faire une merveille.
Nous nous lèverons des collines mordorées de l’Ouest.
Nous nous lèverons du Nord-Est balayé par les vents où nos aïeux ont réalisé la révolution.
Nous nous lèverons des villes bordées de lacs dans les Etats du Midwest.
Nous nous lèverons du Sud baigné par le soleil.
Nous reconstruirons, réconcilierons, et récupérerons.
Dans chaque recoin connu de notre nation, dans chaque coin appelé notre pays, notre peuple, diversifié et beau, émergera malmené et beau.
Quand le jour arrive, nous sortons de l’ombre, enflammés et résolus.
L’aube nouvelle éclot quand nous la libérons.
Car il y a toujours la lumière,
si seulement nous sommes assez braves pour la voir.
Si seulement nous sommes assez braves pour l’être.
...




On sait que depuis un bon moment en général et l'avènement de Trump en particulier, le modèle américain a été complètement écorné, que son influence ne fonctionne plus que pour le mauvais comme on peut le voir en ce moment avec les notions de communautarisme, de cancel culture, de woke etc... L'Europe galère à se trouver une crédibilité, la Chine nous a envoyé TikTok, la Russie ben la Russie quoi tant qu'il y a Poutine !

Alors du coup, outre le fait qu'ils aient réussi à se débarrasser du dingue (mais attention quand même, il a encore de l'influence) et que le nouveau président, fort sympathique au demeurant, me semble un peu hors du coup, il semble que l'influence féminine, quelque soit la couleur de sa peau, soit largement plus positive que celle des hommes. Impression personnelle du haut de ma montagne hein ! Déjà parce qu'elles sont largement plus démocrates que républicaines  et qu'on sait tout le mal que Trump a fait pour la cause des femmes pendant 4 ans (avortement par exemple).

J'ai jeté un oeil sur l'investiture de Biden et en effet il y avait une forte présente féminisme facilement reconnaissable à la couleur des manteaux pour ceux qui ne savent pas faire la différence ;)

Kamala Harris, briseuse de plafonds de verre en tous genres, dont on espère qu'elle va arriver encore plus haut, en tête de toutes.

Amanda Gorman qui a enflammé tout le monde.

Et tant d'autres.

Il y a des jours, je me sens fière d'être une femme. Même si je ne suis pas américaine, mais Nobody is perfect n'est-ce pas ?

18/01/2021

Suis-je passée à côté de la vraie liberté ?

Ce matin, un pote de Facebook relevait que la liberté des années 70 n'avait pas fait de lui un pédophile pour autant. En effet la pédophilie a toujours existé et la libération sexuelle n'a sans doute fait que déculpabiliser /désinhiber certains mais n'a pas augmenté le nombre de personnes présentant ce genre de pulsion. De toute façon, je ne suis pas ici pour leur faire de la publicité, l'important c'est la libération de la parole de leurs victimes. Ce qu'il advient d'eux ça m'en touche une sans faire bouger l'autre comme disait Chirac.
Par contre, ce qui me turlupine depuis ce matin c'est que je n'ai pas le sentiment d'avoir vécu ce fameux vent de liberté totale qu'on on se plait à décrire quand il s'agit de parler de cette période d'après 68.
D'abord 68 j'étais trop jeune pour y participer, je me souviens essentiellement de la galère pour aller voir mon père qui avait été opéré d'un rein au mois de Mai dans le 14ème alors que nous habitions le 17e. Sans bus ni métro, ma mère en était réduite à faire de l'auto-stop et ça n'avait pas l'air de trop mal se passer. 
A l'époque j'était dans un collège de jeunes filles porte d'Asnières, les garçons n'étaient pas loin mais on ne se mélangeait pas. Je ne les fréquentais de près qu'à l'occasion des vacances.
Ensuite j'ai fait mes études secondaires au Lycée Honoré de Balzac et j'ai découvert la mixité, les conseils de classe et les manif anti facho (à l'époque c'était Marcellin le ministre de l'Intérieur) avec les gaz lacrymogènes (trop cool).
Les garçons me plaisaient bien mais au début j'étais un peu boulotte et timide alors les prétendants ne se bousculaient pas. Après on a récupéré Michel Field qui s'était fait virer d'un autre lycée et qui me plaisait bien aussi mais une de mes copines était plus sexy que moi et il ne m'a jamais regardée. 
Bref tout ça pour dire que j'ai continué mes études jusqu'à la fac et qu'après j'ai un peu tout foiré car j'avais vraiment plus envie de travailler et gagner ma croute que d'écouter des profs qui ne m'inspiraient pas. J'ai connus les garçons d'un peu plus près et j'ai fini d'en rencontrer un avec qui je me suis mariée et fait des enfants. Le virus de la politique est venu beaucoup plus tard, après celui de l'associatif.
C'est un peu raccourci je sais mais c'est pour expliquer que si ces années -là étaient celles de la révolution, je les ai vécues sans en avoir conscience. En tout cas pas la conscience que j'en ai actuellement. 
Pourtant oui, avec le recul je sais que j'ai eu le droit de prendre la pilule, coucher avec qui je voulais et faire des enfants quand je l'ai souhaité, mettre des minijupes et des jeans et choisir mon destin. 
Pour une femme c'était déjà pas mal mais c'est tout. Pas le sentiment que tout était possible, que rien n'était interdit. Juste celui de vivre dans une société qui évoluait plutôt bien mais dans laquelle les hommes tenaient toujours et encore les rênes.
Il m'aura fallu encore quelques années, un divorce, un déménagement et quelques échecs pour prendre conscience que j'étais une combattante et qu'il ne me fallait pas attendre que tout me tombe rôti dans la bouche pour avancer. Je n'ai pas été précoce en la matière, chacun son chemin, mais je tiens à remercier celles qui se sont battues dès le départ pour que je puisse en arriver là.
Je n'avais pas été formatée à la base pour être une rebelle et je me suis construite tout seule. Je n'ai pas été hippie et j'ai fumé mon 1er juin à 40 ans. Et pour en revenir au sujet du jour, je n'ai pas croisé de pédophile dans mon enfance, ma mère si mais c'était dans les années 40. Je parlerais bien de quelqu'un de proche qui en a croisé un dans les années 80 mais je respecte son anonymat même si je n'ai jamais décoléré. 
Voilà un billet comme je n'avait pas fait depuis longtemps (élection oblige). Je m'aperçois que si j'avais poussé un peu plus mes études j'aurais pu faire une thèse sur le sujet mais finalement c'est très bien comme ça.
C'est quoi le sujet d'ailleurs ?

La photo est celle de mon lycée dans les années 70 avec à gauche le proviseur M. Bouchara qui avait la carrure de Lino Ventura et a  fortement impressionné la génération de lycéens qui l'ont connu à cette époque.







13/01/2021

Les 12 petits bonheurs de 2020

Les copains de blogs ayant décidé de faire une petite chaîne sur ce sujet, je me rallie à eux.

Cette année-là a été remplie de tout plein de bonnes choses finalement :
  1. Une promenade en avion au dessus du Mont-Blanc tout à fait imprévue.
  2. Des réunions de campagne le dimanche soir dans l'appartement d'un copain autour d'une bonne (voire plusieurs) bouteille et quelques rondelles de saucisson.
  3. Faire moi même mes décos de Noël
  4. Des KdB en visio avec les copains blogueurs
  5. Mon quartier si calme.
  6. Des fabrications de masques et de tabliers avec les copains du 8ème
  7. La tenue du bureau de vote malgré les conditions compliquées
  8. La virée en Italie qui m'a rendue définitivement amoureuse de ce pays
  9. Un chocolat chaud à Dieulefit
  10. Des randonnées au soleil avec mes enfants et mes amis
  11. Voir passer les saisons de mon balcon
  12. Me permettre de me lever tard, vraiment très tard ;)
Comme Elodie , garder le meilleur et jeter le reste, et des choses à jeter cette année j'en avais plein mon cabas.
Comme Laurent, se donner de la douceur dans un monde qui n'en a que très peu à nous offrir.
Comme Marie-Hélène, faire des câlins au chat et me remettre aux jeux de société.

A partir de la mi-juillet, je me suis mise en congé sabbatique forcé de ce qui faisait le sel de mon existence depuis de nombreuses années, l'engagement et la politique. J'ai décidé de vivre au maximum pour moi et ceux que j'aime en surveillant de loin tout ce qui me touche et que je ne veux pas laisser tomber. Je continue la construction de mon temple personnel. Il est un peu de guingois sans doute mais il me convient plutôt. J'essaye d'avancer à mon rythme en respectant celui de la situation sanitaire, de toute façon pas bien le choix.

Tenir régulièrement ce blog n'est pas une nécessité, juste envie de rester dans la nébuleuse en attendant ce qui me manque le plus aujourd'hui, voyager à nouveau, retourner au cinéma, au théâtre, au concert... m'enrichir et avancer, car comme dit le proverbe "quand on n'avance pas, on recule".


En route pour Petra
Mai 2017




07/01/2021

2021 l'année du citoyen


Citoyen c'est une rime pauvre.
Pauvres de nous...
Je voulais vous présenter mes voeux pour un bon mois de...

  • Janvier mais c'est le chantier
  • Février mais n'oubliez pas votre lévrier
  • Mars si vous n'êtes pas dans la mélasse
  • Avril si vous n'êtes pas trop fébriles
  • Mai si vous atteignez des sommets
  • Juin si vous n'êtes pas défunts
  • Juillet et je vous fiche mon billet (que oui)
  • Août si vous faites gaffe au Mammouth
  • Septembre s'il vous reste vos membres
  • Octobre si personne ne vous jette l'opprobre
  • Novembre si vous ne gardez pas la chambre
  • Décembre avec une pincée de gingembre

2021 je nous la souhaite belle, sans pelle, sans gel, ni grêle, ni fiel... etc.

P.S. Pour un billet de blog de début d'année compte tenu des circonstances, je suis assez satisfaite de moi.

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Ce week-end, le Musée Urbain Tony Garnier et la Maison de la Danse organisent le Bal des Jours Heureux . Hélas, il n'y a pas de quoi ê...