12 août 2018

Chronique estivale

Je suis chez moi. Les fenêtres ouvertes laissent circuler l'air dans l'appartement. Ce n'est plus la canicule, c'est juste l'été.

Comme chaque année à la même époque, Google me relance pour le renouvellement de mon nom de domaine. Comme chaque année, je me demande si c'est nécessaire vu que cet espace est toujours en friche même si à ce jour j'ai dépassé les 412000 visiteurs. Depuis 2008, ça fait pile une dizaine d'année. Ca s'arrose comme dirait Nicolas (j'ai du chercher le bon blog pendant 5 minutes tellement il en a ouvert).
Et puis, comme chaque année, je vais m'arracher les cheveux pour trouver comme on fait pour payer les 10 $ que ça me coûte.
Seulement voilà, ici c'est sentimental. Ce blog a vu passer quelques campagnes électorales, quelques heures de vol pour partir en voyage, quelques moments de vie joyeux ou tristes, des amis sont partis, d'autres sont arrivés. 
La vie a suivi son cours.
C'est dimanche et je reviens d'une semaine de vacances en France. La Dracénie vous connaissez ? Non ce n'est pas un pays situé quelque part du côté de la Baltique, c'est juste une communauté de villages autour de Draguignan. Dans le Var donc, pas loin des Gorges du Verdon. La Provence, région si chère à Peter Mayle, fréquentée essentiellement par des anglais, des allemands, des belges... bref des Européens (pour le moment). Il y a des oliviers, des pins et des chênes. Des platanes bien sûr pour ombrager les places. Et immanquablement j'ai pensé à Giono et son homme qui plantait des arbres.
Une semaine trop courte et pourtant nécessaire pour se laver l'esprit en compagnie des cigales au milieu de cette nature que nous malmenons tellement.
J'ai lu un peu, dormi beaucoup et profité de ma famille.
Il n'est souvent pas besoin d'aller très loin pour être en paix avec soi-même.
C'est dimanche et demain peut-être je regarderai comment faire pour prolonger mon abonnement. Comme chaque année.


Le plus beau de moi n'est pas dans ma peau
mais dans la rocaille adoucie de lierre
mais dans le soleil la menthe l'air chaud
Le plus beau de moi vit dans la lumière 
Henri Gougaud

7 commentaires:

  1. En Provence, il reste des gens pendant l'hiver. j'en fais partie.

    RépondreSupprimer
  2. Mais comment peut-pn aller s'enterrer en Provence, alors qu'il y a de si beaux coins vers Calais, Villeneuve-d'Ascq, Valenciennes ou encore Longwy ?

    RépondreSupprimer
  3. Toujours un plaisir de te lire Miss.

    RépondreSupprimer