29 nov. 2018

Le monde est ce qu'on décide d'en faire

Ce matin je me suis retrouvée en train de faire mes courses chez Carrefour (l'hyper).
5 ans minimum que je n’y ai pas mis les pieds. J’ai du aller faire mon plein chez eux car la station essence de Mermoz n’était pas approvisionnée et comme il devait me rester juste 1/2 litre, j’y ai foncé directement. Et puis j’avais le temps, celui que maman termine sa chimio. 
Bref, après un bon moment de déambulation dans les rayons armée de l'application Yuka pour éviter d’acheter n’importe quoi, j’arrive aux caisses. 
J’ai beau être connectée, j’aime avoir affaire à des vraies personnes, surtout quand on me propose un horizon de machines automatiques. J’ai fini par trouver la caissière sympathique qu’il me fallait. Je lui ai expliqué mon besoin d’humanité dans cette fourmilière où personne ne connaît personne. Comme au marché quoi. 
On a discuté du présent, du futur, des robots et des entrepôts géants. On s’est quittées avec le sourire. J’ai rendu sa journée agréable et elle la mienne. 
Quand j’ai récupéré ma voiture je me suis aperçue que j’étais garée sous un panneau « Monsieur Délicat ». Ça m’ai fait sourire. Ils ont de l’humour chez Carrefour finalement, même si, à mon humble avis, il va falloir qu’ils revoient un peu ce modèle.
On verra à mon prochain passage... dans 5 ans.

12 août 2018

Chronique estivale

Je suis chez moi. Les fenêtres ouvertes laissent circuler l'air dans l'appartement. Ce n'est plus la canicule, c'est juste l'été.

Comme chaque année à la même époque, Google me relance pour le renouvellement de mon nom de domaine. Comme chaque année, je me demande si c'est nécessaire vu que cet espace est toujours en friche même si à ce jour j'ai dépassé les 412000 visiteurs. Depuis 2008, ça fait pile une dizaine d'année. Ca s'arrose comme dirait Nicolas (j'ai du chercher le bon blog pendant 5 minutes tellement il en a ouvert).
Et puis, comme chaque année, je vais m'arracher les cheveux pour trouver comme on fait pour payer les 10 $ que ça me coûte.
Seulement voilà, ici c'est sentimental. Ce blog a vu passer quelques campagnes électorales, quelques heures de vol pour partir en voyage, quelques moments de vie joyeux ou tristes, des amis sont partis, d'autres sont arrivés. 
La vie a suivi son cours.
C'est dimanche et je reviens d'une semaine de vacances en France. La Dracénie vous connaissez ? Non ce n'est pas un pays situé quelque part du côté de la Baltique, c'est juste une communauté de villages autour de Draguignan. Dans le Var donc, pas loin des Gorges du Verdon. La Provence, région si chère à Peter Mayle, fréquentée essentiellement par des anglais, des allemands, des belges... bref des Européens (pour le moment). Il y a des oliviers, des pins et des chênes. Des platanes bien sûr pour ombrager les places. Et immanquablement j'ai pensé à Giono et son homme qui plantait des arbres.
Une semaine trop courte et pourtant nécessaire pour se laver l'esprit en compagnie des cigales au milieu de cette nature que nous malmenons tellement.
J'ai lu un peu, dormi beaucoup et profité de ma famille.
Il n'est souvent pas besoin d'aller très loin pour être en paix avec soi-même.
C'est dimanche et demain peut-être je regarderai comment faire pour prolonger mon abonnement. Comme chaque année.


Le plus beau de moi n'est pas dans ma peau
mais dans la rocaille adoucie de lierre
mais dans le soleil la menthe l'air chaud
Le plus beau de moi vit dans la lumière 
Henri Gougaud