30 déc. 2013

Les voeux à la mode lyonnaise

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager les voeux que je viens de recevoir d'un ami.
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Belins, belines, chenuses fenottes et bons gones, je vous souhaite d'être bien vigourets, bien bouligants pour cette nouvelle année que vint. C'n'est pas pour vous y dire, mais je vous souhaite tout un cuchon d'occasions pour mâchonner, pour se remplir l'embuni et se rincer le corgnolon. Mais, grands gognands, niguedandouilles, torche-bugnes, caquenanos, après avoir bien fêté le 1er de janvier, goûté des grattons, dansé le chibreli, bu une centpote de beaujolais et évité d’être franc fioles, faudra ben à nouveau descendre les escayers en faisant bin attention de ne pas se petafiner le cotivet, s'écafoirer le picou dans les équevilles ou glisser dans la piautre. Bon, c'est pas tout ça, je bajafle, je cancorne comme une catolle mais ma canante fenotte elle m'attend avec une salade de groins d'âne, une platelée de couânes, un sabodet à point et un claqueret bien mûr. Allez, je vous fais peter la miaille et à la revoyure. Bonne année 2014.
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Je repasserai à l'occasion pour faire un petit bilan de 2013. 
Passez un bon réveillon en attendant.

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13 nov. 2013

11 nov. 2013

8 nov. 2013

La France qui pue un peu sur les bords

Tout le monde l'aura remarqué, je ne suis pas d'une assiduité folle ici. Un statut Facebook me suffit bien en ce moment. Une pique par ci, un lien par là et on n'en parle plus. Mais il y a des jours où ça déborde plus que d'habitude. 
Aujourd'hui par exemple. Envie de dire que, comme ma copine CC, je ne comprends pas toujours tout ce qui se passe. 
Où alors peut être que je le comprends trop bien. 
Cette déferlante raciste en particulier. Cette vague  fielleuse qui désigne Christiane Taubira à la vindicte de gens qui jusque là gardaient leurs plaisanteries pour un cercle restreint et ne se gênent plus pour se manifester haut et fort. 
La traiter de guenon ? C'est comme ça qu'ils élèvent leurs enfants à la Manif pour tous ? Surtout que si on veut s'en prendre au physique, il y aurait de quoi dire à propos de ... bon j'arrête pas envie de me mettre au niveau de ces gens. 
Je tiens d'ailleurs à remercier vivement François Morel pour son intervention à ce sujet sur France Inter. Il y a vraiment des coups de pieds au derrière qui se perdent. Et pas des enfants. 
Quand je pense que certains de ces gens, légèrement obnubilés par les jeunes-de-banlieue-français-musulmans-à-capuche ainsi que par les homos-qui-osent-vouloir-se-marier, et donc passent beaucoup de temps à les critiquer, veulent donner une image de la France propre et bien élevée. Il y aurait de quoi rire si ce n'était à pleurer. 
Si tout ça ne sentait pas du déjà reniflé il y a longtemps avec des petites effluves xénophobes   bien fétides. 

Passé ce coup de gueule, j'aimerai bien que de temps en temps tout le monde se mette autour d'une table pour discuter et essayer de comprendre. 
Qu'on arrête de s'insulter pour un oui ou un non. 
Et de prendre les autres pour des cons andouilles. 
Qu'on arrête de poser des ultimatum (coucou les Bretons) (là ça sent carrément le pâté) (au prix du kilo de portique je te raconte pas le tarif) 
Qu'on communique mieux (coucou le Gouvernement) 
Qu'on bosse ensemble même si on n'est pas d'accord (coucou les autres) (tous les autres hein ?) 
Et là, peut-être que la France, notre France à nous tous, elle sentira meilleur. Le muguet, la violette ou la rose on s'en fiche du moment que l'odeur plaise à tout le monde. 
Pas gagné je sais. Mais ça serait tellement plus sympa de laisser un pays propre à nos enfants et petits-enfants (et ça c'est la nouvelle grand-mère qui le propose). 

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27 sept. 2013

Travailler c'est aussi un concept

Cette semaine sur ma radio préférée, je ne sais plus quel jour, je suis moi-même très occupée en ce moment, il était question des femmes de ménage du Hyatt Hôtel place Vendôme qui gagnent 1212 € par mois pour nettoyer des chambres qui seront facturées de 950 à 16.000 € aux clients. Même pas embauchées par l’Hôtel mais par des sous-traitants qui les traitent comme du bétail. Genre marche ou crève. Quand j’ai entendu ça j’en suis restée estomaquée. La France qui se lève tôt pour nettoyer la merde des autres mais qui gagne moins que les autres. Ce sont des femmes en même temps. Et une femme ça n’est bon qu’à faire le ménage et être payée 40 % de moins que les hommes. Il parait aux dernières nouvelles qu’elles ont obtenu gain de cause et que leur action permet à d’autres femmes de ménage de gagner elles aussi de meilleures conditions. Comme quoi, la situation de la femmes au travail est un « boulot » de tous les jours afin d’arriver à obtenir des avancées et aussi de les conserver. Merci la gauche non ? Un ministère des droits de la femme qui parait anodin pour la droite n’est pas de trop pour combler toutes ces lacunes et arriver à obtenir, entre autres, l’égalité professionnelle. En même temps, quelques minutes ensuite la présentatrice Anne-Sophie Lapix annonce qu’en ce qui concerne la nouvelle émission qu’elle anime C à vous, elle est payée pour s’amuser. Elle en a de la chance Anne-Sophie dites donc. On ne sait pas combien elle gagne, sûrement plus que les femmes de ménages mais sans doute moins que ses collègues masculins (vous voulez parier ?) et elle s’amuse. Concept aussi intéressant. J’ai jeté un œil une fois sur l’Emission, j’ai vu effectivement qu’elle s’amusait bien avec ses copains et je suis passée à autre chose. Je déteste voir des gens s’amuser entre eux à la télé. Je trouve ça très vexant même. Je m’amuse suffisamment (ou pas d’ailleurs) dans ma propre vie avec mes propres copains et collègues pour apprécier qu’on m’impose ça à la télé. Je regrette la journaliste qui avait mis KO Marine Le Pen et j’espère qu’elle ne va pas rester trop longtemps à s’amuser au travail et revenir vers nous avec quelque chose de plus consistant. Comme je vous le disais, travailler c’est gagner de l’argent pour vivre mais ça peut aussi être un concept. Poser sa petite pierre, quelle qu’elle soit et faire avancer les choses. Et pour nous les femmes, c’est vraiment pas gagné, c’est moi qui vous le dis.

16 sept. 2013

Où il est de nouveau question de la violence domestique

A travers le regard de la photographe Sara Lewkowics qui a reçu le Prix de la ville de Perpignan Rémi Ochlik, pour son reportage «embeded» dans la vie d'une famille chaotique. Maggie 19 ans. Shane 31. Je vous pose 2 photos ici, le reste est à voir sur son site. A quand la création d'une page Facebook likée par un million de personnes pour que cesse ce genre de chose ? Je dis ça, je dis rien bien entendu.


23 juil. 2013

La banalité des propos racistes ou homophobes

Donc hier un élu de la République a fait une réflexion à propos des Roms et d'Hitler. 
Le genre de réflexion qu'on entend partout en ce moment. 
Dans les bistrots. 
Au bureau. 
Dans les repas de famille un peu arrosés. 
Les arabes qu'on n'a pas assez repoussés à Poitiers. 
Les pédés qui se reproduisent on ne sait comment.
Les juifs je n'en parle pas. 
Le pire c'est que tous ces gens assument leurs propos.
Je n'ai jamais été bégueule et une bonne histoire bien lourde peut me faire hurler de rire.
Là c'est de tristesse que j'ai envie de hurler.
Devant la banalité de tout ça.
La banalité et le cynisme de ces gens.
La faute à qui ? La crise ? Peut-être.
La pauvreté de certains pays où il n'y a pas d'autre issue qu'aller chercher ailleurs de quoi nourrir ses enfants.
Une vie qui ne colle pas à la norme aussi. Le besoin de voyager et de se poser comme on peut.
En même temps, il fait chaud, très chaud en France.
Cette nuit j'ai eu droit à un magnifique orage en direct de ma fenêtre.
La chaleur fait monter les tensions. La preuve à Trappes.
Il faudrait installer des climatiseurs un peu partout. 
Je sais ça coûte cher pour peu de temps mais ça calmerait peut être les esprits et nous éviterait des dérapages comme on vient d'en vivre.
C'est ridicule cette histoire de clim et ça fait démago en plus.
Il suffirait seulement que les gens soient heureux et disposent du nécessaire à leur survie. De l'espace, du travail, de la dignité.
Nous vivons à une époque où beaucoup de monde en manque singulièrement, hélas.
En attendant espérons que la météo soit juste un peu plus équilibrée, ça sera toujours ça de pris. Trop c'est trop.


10 juil. 2013

A-t-on toujours ce qu'on mérite ?

Ce matin en lisant les nouvelles je tombe sur une interview de DSK à CNN, revenant sur son arrestation et laissant entendre qu'il n'a pas compris ce qui lui est arrivé en Mai 2011.
Dans mon écran, je vois que certains se posent la question de savoir si Sarkozy avait mérité la sanction des sages ?
Je pense que ces deux hommes sont persuadés que ce qui leur est arrivé n'était pas mérité, au regard de tout ce qu'ils ont pu apporter à la Société.
Un qui aimait trop le sexe et ne respectait pas les femmes.
Un qui aimait trop le pouvoir et a tout fait pour l'obtenir.
je n'ai pas de réponse à apporter à ce questionnement.
Tout le monde dans sa vie se trouve un jour confronté à une difficulté ou un choc de vie et se pose cette question.
L'ai-je vraiment mérité ?
Mon mari m'a quitté ? l'ai-je vraiment mérité.
Je suis tombée malade ? l'ai-je vraiment mérité.
Mon patron me licencie ? l'ai-je vraiment mérité.
Il l'a bien mérité!
Il n'a pas mérité ça.
Voilà tout ce que tu mérites, ce que vous méritez.
Qui va souvent de paire avec "on t'avais bien prévenu".
Mes associations d'idées m'ont amenée à penser à la Médaille du Mérite que Sarkozy a du joyeusement distribuer pendant sa présence à l'Elysée. Et en cherchant dans Google, je trouve ça :


Je ne sais pas si ce Parti mérite qu'on l'aide d'ailleurs, ni s'il mérite tout ça. Va donc savoir. Ca ne mérite pas une médaille d'ailleurs. Même pas le mérite agricole, ou alors pour Chirac à titre posthume.
Bref je n'aime pas cette notion d'avoir ou pas ce qu'on mérite.
Les choix de vie ne sont pas toujours fait en fonction de ce qu'ils peuvent apporter. Les miens jamais en tout cas.
J'ai eu de sales moments : les avais-je mérités ?
J'ai de très bons moments : pareil ?
La vie est faite de hauts et de bas qui ne dépendent hélas pas de nous, enfin pas toujours.
Maintenant on peut proposer la création d'une médaille du Mérite Malgré Tout pour les sarkozystes qui y croient toujours  et les strausskanhiens qui regrettent encore. Une médaille en chocolat bien sûr. Ces gens ne méritent pas mieux.


8 juil. 2013

Et vous qu'est ce que vous préférez ?

Pour moi c'est tout choisi  et ça se passe ICI : http://jeprefere.fr/

Et hop.

S'il n'y avait que ça.

Je préfère les gens qui ne mentent ni aux autres ni à eux-même (ce qui revient souvent au même d'ailleurs).

Je préfère ceux qui se taisent plutôt que parler pour ne rien dire ou pour râler en permanence.

Je préfère les gens qui doutent à ceux qui ont trop de certitudes.

Je préfère ceux qui savourent les petits moments de bonheur qui leur sont offerts plutôt que de vouloir en avoir plus.

Je préfère aider ceux qui ne demandent rien et restent dignes.

Je prèfère aussi me taire et écouter battre le pouls du monde qui me semble avoir bien du mal en ce moment.

Je préfère partir voir la mer parce que j'ai la chance de pouvoir le faire.

Passez un bel été ici, là ou ailleurs...





Photos David Fokos http://www.davidfokos.net/


28 juin 2013

Le photographe Bert Stern est décédé

Spécialisé dans les portraits de stars, il restera celui qui photographia Marilyn Monroe pour la dernière fois et sut capter ce que sa beauté avait de si fragile.



27 juin 2013

Intervention au Conseil de Sécurité des Nations Unies sur les violences sexuelles dans les conflits


Retrouvez ici l’intervention de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement Gouvernement français, au Conseil de Sécurité des Nations Unies à New York qui organisait un débat sur le thème : « Femmes, Paix et Sécurité : les violences sexuelles dans les conflits », ce lundi 24 juin 2013. A l’issue du débat, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution sur les violences sexuelles dans les conflits.

Intervention au Conseil de Sécurité des Nations Unies sur les violences sexuelles dans les conflits




Source images : MSF.

20 mai 2013

Mon voyage au Cap Horn. Pourquoi. Comment.

Il faut bien que je parle du voyage qui a fait de moi une Cap Hornière à mon corps défendant au départ.
Ca commencé en fait par un repas entre deux amis qui après quelques verres ont décidé de partir à l'aventure sur un bateau pour passer ce mythique cap, terreur de bien des marins.
L'un des deux avait un neveu qui avait l'outil pour ça, c'était décidé, ils partaient.
L'idée étant d'y associer femmes, enfants, amis dans la limite des places disponibles.
C'est ainsi que je me suis retrouvée dans l'aventure sans grand enthousiasme mais avec la volonté de ne pas passer pour une dégonflée auprès des autres malgré des perspectives de grand froid et de mal au coeur qui me donnaient plus envie de plages de sables au soleil.
Je ne suis pas une grande sportive j'avoue et l'idée de parcourir les rayons de Decathlon à la recherche de sous-vêtements techniques plus chauds que chaud me décourageait à l'avance. Je l'ai fait quand même et suis devenue incollable sur les marques Outdoor et tout ce qui permet de survivre en milieu hostile et froid.
Et puis l'idée de retrouver l'Argentine, deux ans après,  m'a fait passer outre mes peurs j'avoue.

Nous sommes donc partis le 26 avril. Il était temps de couper les ponts avec la vie quotidienne, le manque de congés depuis un bon moment commençait à se faire sentir.


1ère constatation, le bout du monde c'est loin. Il faut compter environ 24 heures pour rejoindre Ushuaia, point de départ du périple. 14 heures de vol Lyon-Buenos-Aires via Francfort. Puis changement d'aéroport et trajet d'environ 3 heures, on arrive facilement aux 24 heures de voyage. Ca se mérite quand même.



2ème constatation, un voyage en bateau ça se prévoit à l'avance mais à l'arrivée ça se fait en fonction du temps. Il vaut mieux partir avec des billets échangeables et remboursables parce qu'on ne sait jamais, il est possible qu'on se retrouve bloqué dans un port à cause du mauvais temps.



En ce qui nous concerne, ça c'est passé comme ça :


  • départ d'Ushuaia (Argentine) le dimanche 28 avrl. Direction Puerto Williams (Chili) via le Canal de Beagle.
  • départ pour Puerto Toro le lundi.
  • départ pour l'Ile Lennox le mardi.
  • départ pour les Wollaston le mercredi. C'est là que les choses se sont gâtées, le temps plutôt beau malgré le vent jusque là, s'est gâté, nous obligeant à rester au mouillage à la Cateta Martial.
  • jeudi : journée sans voyage pour cause de pluie et de mer en colère.
  • vendredi : départ pour le Cap Horn, une fenêtre metéo nous permettant de naviguer et d'accoster sur l'Ile du Horn. Mauvaises perspectives ensuite, nous avons voyagé de nuit directement en direction de Puerto Williams au lieu de revenir tranquillement via Lennox et Puerto Toro comme prévu initialement.
  • samedi : journée libre à Puerto Williams. Retour de nuit à Ushuaia car on nous annonce le blocage du port pendant 3 jours à cause de la mauvaise météo.
  • dimanche et lundi : journées libres à la découverte d'Ushuaia
  • lundi soir : retour Buenos Aires.



Nous avons perdu quelques heures de navigation mais la météo du bout du monde ne s'adapte jamais aux désirs des touristes. Il faut le savoir. Passer le Horn n'est pas un du.


Entre temps,  nous avons découvert : 
  • la vie en collectivité sur un bateau et en particulier qu'il faut pomper ferme dans les toilettes si on veut qu'elles s'évacuent.
  • que prendre une douche est une chance inouïe et qu'il faut en profiter quand on peut se laver.
  • comment troquer avec les pêcheurs pour obtenir de succulents crabes à déguster
  • que les dauphins jouent vraiment avec les bateaux
  • que les lions de mer puent
  • qu'il ne faut jamais prononcer le mot lapin sur un bateau parce que ça porte malheur
  • qu'il faut choisir entre être malade à l'intérieur ou mourir de froid à l'extérieur quand la mer et mauvaise (j'ai testé les deux c'est génial)
  • que les chaussettes Yeti c'est pas si bien que ça en a l'air
  • que garder son sens de l'humour en toutes circonstances c'est pas forcément simple
  • que se réveiller au milieu de nulle part est une impression très forte
  • que l'amour en mer quand ça bouge de tout les côtés tu finis par oublier
  • que la politique du multi couches à ses limites, surtout quand tu ne peux plus bouger
  • que pique-niquer sous la pluie sur une île déserte c'est très romantique mais qu'il vaut mieux être bien couvert
  • que s'organiser dans 2m2 demande parfois des nerfs à toute épreuve
  • que le Cap Horn c'est juste une petite pointe assez décevante finalement mais sabrer le champagne en le passant te donne un sentiment de vivre un moment très unique
  • que sauter d'un Zodiac sur des rochers glissants c'est plutôt casse gueule
  • que le gardien du phare du Horn est un type qui s'appelle Samuel, personnage très sympathique et surtout content de rencontrer du monde de temps en temps
  • que le mal de terre c'est aussi pénible que le mal de mer

Je pourrai écrire encore longtemps sur les découvertes que j'ai pu faire à l'occasion de ce voyage, sur les paysages, sur la faune, la végétation, les humains que nous y avons croisés. Ça sera peut être l'occasion d'autres billets.


Je voudrais juste dire qu'au bout du compte, ça a été une aventure collective passionnante. Nous étions une dizaine de personnes (équipage compris) embarquées volontaires en route pour le bout du monde. Nous nous sommes soutenus quand c'était nécessaire. Nous avons ri, été malades en même temps, avons pris les mêmes photos, partagé les mêmes émotions et ça c'est une chose dont je n'avais pas forcément conscience en partant. J'ai supporté le froid, l'isolement, l'exiguïté du navire parce qu'il y avait quelque chose là bas qui m'attendait, qui nous attendait. Quelque chose qui a fait que ces vacances resteront au firmament des meilleurs souvenirs que nous garderons en nous. Et ça c'est quelque chose de formidable à partager.

Un grand merci à l'équipe de Podorange qui nous a permis de réaliser ce voyage dans les  meilleures conditions. 
Un gran beso a mis amigos que estaban en un buen estado de ánimo en todo y así me ayudó a vuelta de la esquina, tanto literal como figurativamente.





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11 avr. 2013

Avis au Community Manager du @grandlyon_mag

Mon attention vient d'être attirée par un billet concernant la place des communautés urbaines sur Twitter et que vous pourrez le lire ICI

Intéressée par ce qui se passe chez moi, j'ai regardé à quelle position se trouvait le Grand Lyon.

Ce n'est pas brillant.
Sur les 8 communautés urbaines présentes aujourd'hui sur le réseau social, il se trouve à la 7ème place.

A  l'heure où la Metrople est le grand sujet d'avenir, je ne saurais trop lui recommander d'être un peu plus dynamique.

Un peu plus de visibilité et de convivialité, ça ne mangerait pas de pain non ?


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10 avr. 2013

Texte intégral de la déclaration du Président "L’exemplarité de la République, c’est la condition de son autorité"

Mesdames, Messieurs,
Mercredi dernier, ici même, j’avais annoncé que toutes les leçons devaient être tirées de l’affaire Cahuzac ; affaire qui vient après tant d’années où des affaires ont émaillé la vie publique. Trop d’affaires !
La dernière révèle, une fois encore, la nécessité d’une lutte implacable contre les dérives de l’argent, de la cupidité et de la finance occulte. Elle appelle des réponses fortes, que les Français eux-mêmes exigent.
Parce que l’exemplarité de la République, c’est la condition de son autorité.
Parce que la lutte contre la fraude, c’est la condition pour faire respecter l’égalité devant l’impôt.
Parce que les paradis fiscaux doivent être éradiqués en Europe et dans le monde, parce que c’est la condition pour préserver et protéger l’emploi.
C’est le sens des orientations qui ont été présentées par le Premier ministre ce matin. J’ai demandé qu’elles soient mises en œuvre dans un délai rapide.
***
La première de ces orientations, c’est d’assurer la transparence de la vie publique.
Je le dis très clairement : la défaillance d’un homme ne doit pas jeter le discrédit, le soupçon sur les élus qui se dévouent pour le bien public, sans en retirer le moindre avantage.
C’est pourquoi les règles qui régissent l’établissement, le contrôle et la publication des patrimoines des responsables publics seront entièrement revues.
Une Haute Autorité sera créée. Totalement indépendante, elle contrôlera les déclarations de patrimoine mais aussi les déclarations d’intérêts des membres du gouvernement, des parlementaires, des responsables des grands exécutifs locaux et des dirigeants de grandes administrations.
Cette Haute Autorité étudiera de manière approfondie la situation de chaque ministre, avant et après sa nomination.
Dès lundi, les déclarations de patrimoine seront rendues publiques pour tous les membres du gouvernement. Elles le seront pour les parlementaires, une fois le projet de loi adopté.
Enfin, il sera proposé d’étendre l’interdiction du cumul d’un mandat parlementaire avec l’exercice de certaines activités professionnelles pour prévenir tout conflit d’intérêts.
La transparence ! Il ne s’agit pas d’exhiber, il ne s’agit pas de mettre en cause, il s’agit pour les Français d’être sûrs que ceux qui les gouvernent, ceux qu’ils ont élus, ceux qui sont responsables des deniers publics puissent, pendant la durée des mandats qui leur ont été confiés, ne pas connaître d’enrichissement.

La seconde orientation, c’est de renforcer la lutte contre la grande délinquance économique et
financière.

J’ai donc décidé, et le Premier ministre l’a présentée ce matin, la création d’un parquet financier, c’est-à-dire d’un procureur spécialisé avec une compétence nationale, qui pourra agir sur les affaires de corruption et de grande fraude fiscale. Il conduira et coordonnera toutes les enquêtes relatives à ces graves infractions. Ce qui aura le mérite, à la fois, de la concentration des moyens et de l’efficacité des procédures.
Un office central de lutte contre la fraude et la corruption sera institué. Il regroupera les moyens qui existent au ministère de l’Intérieur et au ministère de Finances, de façon qu’il puisse y avoir, là encore, coordination, efficacité, mobilisation. Des outils exceptionnels de procédure comme d’investigation seront confiés à cet office.
Quant aux sanctions, si elles doivent intervenir, elles seront renforcées en matière de fraude fiscale. Pour les élus qui auraient à connaître cette condamnation, une inéligibilité temporaire voire définitive pourra être prononcée, dès lors que ses motifs auront été identifiés et reconnus par la justice.

Enfin, dernière orientation – et peut-être celle qui permet aux Français de comprendre quel est le sens de la politique que je veux conduire – nous allons nous mobiliser contre les paradis fiscaux.
Première décision, les banques françaises devront rendre publique, chaque année, la liste de toutes leurs filiales, partout dans le monde, et pays par pays. Elles devront indiquer la nature de leurs activités. En d’autres termes, il ne sera pas possible pour une banque de dissimuler les transactions effectuées dans un paradis fiscal. L’ensemble de ces informations seront publiques et à la disposition de tous. Je veux que cette obligation soit également appliquée au niveau de l’Union européenne et, demain, étendue aux grandes entreprises.
La France établira chaque année une liste des paradis fiscaux. Elle l’établira en fonction, non seulement de signatures de conventions avec les pays, mais de la réalité, de l’effectivité des informations qui seront données. Je n’hésiterai pas à considérer comme un paradis fiscal, tout pays qui refuserait de coopérer pleinement avec la France.
Ce que je veux, et avec d’autres pays en Europe – encore récemment l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Espagne se sont jointes à nous –, ce que je veux, c’est qu’il y ait un échange automatique d’informations sur les revenus et les patrimoines détenus par les Français à l’étranger ou par des étrangers en France. Cela doit être la règle en Europe pour que nous puissions mettre un terme au secret bancaire et à la dissimulation des avoirs.
***
Mesdames, Messieurs,
Je mesure la gravité de ce qui a été constaté. Je sais combien les Français veulent le changement par rapport à cette triste succession d’affaires, qui altère l’image même de la République, de notre pays et de la vie politique pour laquelle j’ai grand respect.
Je veux donc que l’ensemble de ces dispositions puissent être mises en œuvre dans les meilleurs délais. Les projets de loi seront présentés au Conseil des ministres, le 24 avril, pour être ensuite soumis au Parlement. Ces textes viendront d’ailleurs compléter le projet de loi sur le renforcement de l’indépendance de la justice – heureusement que la justice est indépendante, qu’elle n’est pas retenue, qu’elle n’est pas influencée, depuis 10 mois – et également la protection des sources des journalistes – car heureusement que la presse fait son travail.
Je souhaite que le rassemblement le plus large puisse se faire sur ces orientations, cette volonté, cette République exemplaire. C’est l’intérêt de tous : de tous ceux qui ont gouverné hier, gouvernent aujourd’hui et auront à gouverner demain. C’est l’intérêt de la France parce que nous devons être exemplaires, quitte à être les premiers sur la mise en œuvre de ces orientations et de ces politiques.
Je veux enfin que l’Europe prenne conscience qu’elle doit maintenant mettre tous les moyens – et elle y est prête – pour qu’avec l’Union bancaire nous puissions en terminer avec des pratiques qui n’auraient jamais dû exister.




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9 avr. 2013

La possibilité d'une ville

Je sors d'une réunion en Mairie dont le thème était "Le projet d'Aménagement et de Développement Durable".
Une réunion visant à informer, sous forme d'ateliers,  les membres des Conseils de Quartier de notre arrondissement des enjeux de la révision du PLU-H et des orientations pour le projet d'aménagement et de développement durable nous/les concernant.
Une réunion pleine d'acronymes et de termes techniques pour nous expliquer les règles d'usage des sols sur l'ensemble du territoire communautaire. Règles elles-même partant d'objectifs définies en concertation par la Ville de Lyon et la Communauté Urbaine amenant à une révision générale du PLU-H qui doit être approuvé en 2016.
Ce même PLU-H devant être compatible avec le SCOT lui-même approuvé en 2010 et fixant les grandes orientations de développement du territoire de l'agglomération lyonnaise jusqu'en 2030.

J'arrête là car pour une fois que j'écris je ne veux pas décourager les quelques lecteurs qui s'égareront ici mais sachez que dans ce plan de développement il est question d'économie, de logement, d'environnement, de solidarité sociale et spatiale.

Comme beaucoup de personnes présentes, j'ai réfléchis à la configuration du 8ème arrondissement, à ce qu'on pouvait faire ou pas et avec pas mal de questions sur l'évolution future d'un lieu que nous ne verrions sans doute pas pour les plus vieux.
J'ai pensé qu'on avait parlé de beaucoup de choses nous touchant directement  mais pas de la forme. Comment la voulions nous cette ville ? Quelle architecture ? Comment y vivre ? Avec qui ? On a évoqué la mixité sociale, la mixité intergénérationnelle, la mixité fonctionnelle. Mais une ville ce n'est pas un shaker qu'on secoue pour tout mélanger, il faut souvent forcer les choses pour apprendre à bien vivre ensemble.

Bref je prends ma voiture pour rentrer. Il était passé 20 heures et sur France Inter il y avait l'Humeur Vagabonde de Kathleen Evin. Une émission que j'adore écouter la nuit dans en roulant dans la ville. Et ce soir, O hasard heureux, l'invité était l'urbaniste Jacques Ferrier pour son livre "La possibilité d'une ville: les cinq sens et l'architecture" paru aux éditions Arléa le 3 janvier 2013.

Et la question qui allait avec mes interrogations : "qu'est ce que c'est que l'architecture durable ?".

Je reprends tout simplement la présentation de l'émission :

"Naïvement nous pourrions répondre : est évidemment durable une construction que nous avons eu envie de conserver, à travers les âges, pour le plaisir des yeux ou pour le bonheur d’y vivre. Par exemple les Salines royales d’Arc et Senans, ou les jolies maisons lyonnaises des quais de Saône, le passage Pommeraye à Nantes comme les vieux hôtels du Marais à Paris. Mais, depuis une bonne décennie, l’architecture durable est celle qui répond aux nouvelles exigences environnementales, les normes techniques imposant matériaux, formes et même modes de vie. En 2008, au Pavillon de l’Arsenal à Paris, une exposition avait tenté d’offrir au public une autre vision de cette nouvelle architecture, recentrée autour de ses utilisateurs, de leurs envies de quartiers, de services, de diversité, de nature.

Jacques Ferrier, urbaniste et architecte faisait partie de ses concepteurs, lui qui a toujours voulu réaliser des constructions ressemblant à ceux pour qui il les imaginait. Depuis son premier bâtiment, réalisé pour un laboratoire de l’Ecole des Mines, jusqu'au Pavillon français de l’exposition universelle de Shangaï en 2010, il milite pour moins d’architecture spectaculaire et plus de prise en compte du facteur humain, allant jusqu’à faire du plaisir à habiter un lieu le cœur de sa réflexion sur la ville. Alors qu’il est actuellement en charge du design des futures gares du Grand Paris, il publie chez Arléa « La possibilité d’une ville », un plaidoyer pour en finir avec les univers urbains sans qualité."

A terme, 70 % de la population humaine va vivre en ville. Alors le durable est une notion très importante. Ferrier y rajoute cependant une idée qui peut paraître saugrenue : celle du plaisir. Combien de gens vivent dans des tours sans âmes et bruyantes en aimant ces endroits qui ressemblent plus à des prisons qu'à des lieux de vie. Qui a pensé en les construisant que des humains pourrait s'y épanouir. Sûrement pas des architectes qui imaginaient y vivre eux mêmes. On a construit pour combler un déficit mais jamais en pensant aux utilisateurs de ces logements.

Alors aujourd'hui, entre normes environnementales et besoin de logements, comme Jacques Ferrier, je souhaite une prise en compte de l'humain avant tout. C'est une notion qui apparait bien dans le rapport qui m'a été donné ce soir. J'espère juste que ça ne sera pas un vain mot. Pour nous et ceux qui viendront ensuite.

Pour ceux à qui ce billet aura donné envie d'en savoir plus le podcast est ICI.
L'écouter parler de villes comme Tokyo est un vrai bonheur.
Le site de Jacques Ferrier est .

Pour encore plus de plaisir : le site de la Cité Radieuse du Corbusier à Marseille et celui du Musée Urbain Tony Garnier à Lyon 8ème.

Bande son : Pauline Croze - Dans la ville



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14 mars 2013

Les idées fausses ça suffit

L'immigration et la population issue de celle-ci est un sujet qui travaille beaucoup de nos concitoyens.
En particulier celle qui vient du Maghreb.
C'est un sujet dont on me rebat les oreilles régulièrement.
Avec un joyeux amalgame puisqu'on part du principe que toute tête un peu basanée et bien sûr louche (Coluche si tu me lis...) est forcément un déliquant. D'ailleurs tout le monde a eu affaire à un de ces types qui lui a pourri la vie ou bien l'a attaqué dans la rue.
Evidemment qu'il y en a de la déliquance, il faudrait être aveugle pour ne pas la voir mais personne ne voit pourquoi. Ou ne veut pas le voir. Des jeunes entassés dans des cités avec un avenir pourri n'ont pas forcément vocation à devenir des enfants de choeur. La pauvreté est aussi un facteur déclenchant. Double peine quoi.
Suite à une énième conversation à ce sujet ("je ne suis pas raciste mais...") cette semaine, je suis tombée sur la campagne d'ATD QUART MONDE contre les idées reçues sur la pauvreté.
Et à l'intérieur du dossier, les idées fausses sur l'immigration.
Quelques idées que je rappelle ici.
Si vous voulez lire le reste c'est ICI pour les idées fausses ça suffit.




« L’immigration augmente d’année en année en France »
Faux.
La proportion d’immigrés [1] se situait en 1931 à 6,6%. Elle a décru jusqu’à la guerre et cru pendant les 30 Glorieuses pour atteindre 7,4% en 1975, restant à ce niveau jusqu’en 1999 et croissant légèrement jusqu’à 8,4% en 2008 www.insee.fr/fr/themes/table…
« Si on renvoyait les immigrés dans leur pays, il y aurait moins de chômage en France » ou « Les immigrés prennent des emplois aux Français »
Faux.
Globalement, la présence des populations de nationalité étrangère en France crée de la richesse et donc de l’emploi, grâce à l’apport de consommation, d’impôts et de cotisations (voir 9-6)). Les étrangers sont aussi consommateurs, ils créent une demande supplémentaire et des emplois. Les études montrent que les migrants arrivant créent leurs propres emplois. « En imaginant une augmentation de 10% du flux d’immigration au Royaume-Uni en 2007, le taux de chômage n’augmenterait alors que de 0,01 point au bout de 13 ans.

« La France est un des pays d’Europe qui accueille le plus d’immigrés »
Faux.
« Avec un taux d’accroissement naturel de 4 pour 1000 et un taux d’accroissement migratoire de 1 pour 1000, la France est le pays d’Europe dont la croissance démographique annuelle dépend le moins de l’immigration » (tableau 2 page 2 du document « Cinq idées reçues sur l’immigration », source INED pour l’année 2001). En 2010, la part des personnes immigrées sur la population totale s’élevait à : Autriche (16 %), Suède (14 %), Espagne (14 %), États-Unis (13 %), Allemagne (13 %), France (11 %) [2], Pays-Bas (10 %), Royaume-Uni (10 %), Belgique (9 %), Italie (7 %) (source INED,http://bit.ly/hK5Qrp).

« Les familles immigrées font beaucoup plus d’enfants que les familles françaises natives »
Pas tant que cela.
« Dans la période 1991-1998, le nombre moyen d’enfants par femme était de 1,65 pour les seules françaises natives. Les femmes immigrées avaient en moyenne 2,2 enfants (source document « Cinq idées reçues sur l’immigration », INED, 2004)

« La France accueille toute la misère du monde »
(sous-entendu : « Ce sont les populations les plus pauvres qui immigrent en France »)
Faux.
« Dans l’ensemble, les migrants représentent par rapport aux non-migrants de la société d’origine une population sélectionnée : en meilleure santé, plus instruite, plus entreprenante, dotée d’un minimum de ressources » (source document « Cinq idées reçues sur l’immigration », INED, 2004). La part des immigrés diplômés de l’enseignement supérieur est passée de 12 à 25% entre 1990 et 2007. La moyenne nationale est de 29%

Vrai.
Mais elle rapporte 60 milliards d’euros en impôts et cotisations sociales chaque année (source ministère de la Santé et des affaires sociales et étude de l’université de Lille-II de juillet 2010, voir http://dailleursnoussommesdici.org/…). La population immigrée est en moyenne plus jeune et en bonne santé que les autres habitants de la France. Or dans les prestations sociales la maladie pèse 47% et la retraite 31% (les autres dépenses étant les allocations chômage, le RSA, les allocations logement et les allocations familiales). La population immigrée est donc une chance pour aider au paiement des retraites.
En moyenne, la contribution nette de chaque immigré (différence entre ce qu’il verse et ce qu’il reçoit en impôts et cotisations sociales) est de l’ordre de 1500 € par an.
Voir « Migrations et protection sociale : étude sur les liens et les impacts de court et long terme » (ministère de l’Emploi, 2010, http://bit.ly/wo0Jxt), ainsi que www.telos-eu.com/fr/article/… (« En l’absence de l’immigration, le besoin de financement de la protection sociale en France augmenterait de 2 points de Produit Intérieur Brut (PIB) ».
Bien sûr, l’apport de l’immigration à notre pays ne se limite pas à cet aspect comptable. Il est aussi et surtout humain, culturel, scientifique, artistique, etc.

« Les étrangers peuvent profiter facilement des minima sociaux. »
Il faut être en possession d’un titre de séjour et d’une carte de travail depuis au moins cinq ans pour bénéficier du RSA si on est natif d’un pays extérieur à l’Union européenne.

« Les étrangers augmentent la délinquance »
12,7% du nombre de condamnés sont étrangers (source : ministère de la Justice), alors qu’ils représentent environ 8% de la population de la France). L’écart n’est pas si important que veulent le faire croire certains hommes politiques.


Toutes ces idées sont propagées quotidiennement par l'extrême droite via les mails, réseaux sociaux etc... et à force finissent par s'insinuer sournoisement dans les esprits. Racisme sournois qui ne sert que les extrêmes, tachons pas de pas l'oublier.

Quant à la pauvreté, on est sauvés. On a un pape des pauvres depuis hier soir. Comptons sur lui pour règler la situation, il a l'air d'en avoir envie.



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6 mars 2013

Savary et ma jeunesse (minute nostalgie)

Quand j’étais jeune, j’ai eu l’occasion de croiser le Grand Magic Circus.
C’était après 68 à la Fac de Nanterre.
J’ai croisé aussi les Martin Circus – ceux qui s’éclataient au Senegal avec une copine de cheval – mais c’est une autre histoire.
J’ai trouvé ça drôle mais j’avoue que ce n’est pas cette expérience qui m’a fait aimer le theatre.
Quelques années plus tard j’ai retrouvé Savary au Théâtre de Chaillot.
Les rustres de Goldoni avec Dominique Lavanant se baladant avec des pattes de canard.
Je n’ai pas trouvé ça drôle du tout et j’ai décidé que Savary n’était n’était pas ma tasse de thé.
A l’époque j’habitais Paris et du coup j’ai loupé son époque lyonnaise au Théâtre du 8ème qui est devenu la Maison de la Danse.
Peut-être que j’ai loupé quelque chose.
Même que dans les années 80 j'ai refusé une offre de travail à Chaillot (mais ça aussi c'est autre chose).
En attendant, l’annonce de son décès m’a fait une drôle d’impression hier.
Comme si une partie de ma jeunesse s’en était allée avec lui.
La parenthèse enchantée des années 70 où on a pensé que tout était possible.
Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas cette chance et moi j'ai bien l'impression de ne pas avoir su en profiter.




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