18 déc. 2012

Moi y'en a vouloir mes sous, Moi y'en a vouloir mes armes

C'est l'expression qui m'est venue à l'esprit quand j'ai entendu parler de la fuite de Depardieu et de ses capitaux en Belgique.
Lui y'en a gagner des sous, lui y'en a pas vouloir les partager.
Ce qu'il a du un peu oublier dans la bagarre en se sauvant comme un minable (persistons et signons) c'est que ses sous ce sont des gens comme nous qui les lui avons fait gagner.
Un public bien français qui a aimé l'acteur et les films formidables qu'il a tourné.
Mais comme je suis du genre diplomate (en général), je dirais comme notre Président, tournons nous vers ceux qui ne quittent pas le navire et font avec ce qu'il leur reste. Sachant que ça fait encore des sommes si importantes que vous (oui vous là bas qui me lisez) et moi n'auront jamais l'occasion d'en toucher même les miettes.
En choisissant la Belgitude, Gérard va sans doute y gagner de l'argent mais y perdre beaucoup. Le respect et l'amour de son public. Mais ça les avocats fiscalistes qui l'ont conseillé en ont sans doute rien à faire.
Quant aux autres, les inconnus nantis qui partent également vers des impots meilleurs, qu'ils en profitent, peut-être qu'un jour l'Europe traitera ses peuples sur le même pied. On peut toujours rêver.

J'ai été plutôt énervée ce week-end en entendant les informations au sujet du massacre des enfants américains.
Quand on vieillit et qu'on prend de l'expérience, il y a des moments où on a forcément déjà vu ou entendu certaines choses. Et là on est en plein dedans. Des massacres dans des écoles par des déséquilibrés ayant un arsenal à portée de main. La question qui tue (c'est le cas de le dire) : avoir ou ne pas avoir le droit d'être armé aux USA. La réponse toujours la même : oui. C'est dans la Constitution mon bon monsieur.
Je crains qu'à force de ne pas règler les problèmes, on soit dans une sorte de "banalisation" de ce genre de phénomène. L'Amérique tue ses enfants. God bless them. J'ai pleuré pour ses innocents mais pas sur ceux qui trouvent normal d'avoir une arme automatique chez soi.
Le passé difficile des pionniers américains est sans doute encore trop frais pour que quelque chose change et d'autres enfants mourront sans doute.

A moins que vendredi 21 décembre, tout soit remis en question, il semble que notre planète continue de tourner aussi peu rond qu'avant. Je vous souhaite en tout cas de passer de bonnes fêtes. Avec tout ce qui va avec. Dinde, marrons, et de l'amour, beaucoup d'amour, ça ne fait pas de mal par les temps qui courrent et en plus c'est gratuit.

Un petit extrait du Film de Jean Yanne qui a inspiré le titre de ce billet.


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22 nov. 2012

Courte réflexion au sujet de la guerre des chefs

Amusant de constater que nos amis de l'UMP qui n'arrêtent jamais de regarder notre paille se sont pris leur poutre en plein figure. Il faut avouer que leur gueguerre des chefs a quelque chose de réjouissant, même si chez nous on n'a pas fait mieux il y a quelques années. En même temps on peut se demander qui risque de gagner dans cette histoire. Je crains que Madame Le Pen en fasse ses choux gras.

On peut également se poser la question du leadership. Le chef en français.
C'est un fait établi, on a besoin d'un chef. La société est faite comme ça. Qu'on aime ou pas.
La définition du chef je l'ai trouvée ici : il s'agit de "la capacité d'un individu à mener ou conduire d'autres individus ou organisations dans le but d'atteindre certains objectifs. On dira alors qu'un leader est quelqu'un qui est capable de guider, d'influencer et d'inspirer."
Le chef sera d'Etat, d'Entreprise, d'une Religion, de Cuisine, d'Orchestre, d'une secte et là ça sera un Gourou. Les humains aiment bien les gourous de temps en temps.
Sauf qu'un chef ne peut rien faire seul. Il a besoin d'une légitimité, d'une équipe fidèle qui le suivra même s'il n'a pas toujours raison, d'un peuple, de militants, de fidèles, qui lui feront confiance et lui donneront les clefs pour diriger.

Autant vous dire que ce n'est pas gagné. Surtout quand on a 2 chefs potentiels qui veulent être Califes à la place du Calife.

Pour moi un Chef ça sera sans doute celui qui a le plus envie de l'être, à capacités égales ça va sans dire.
Ca ne signifie hélas pas que ça sera le meilleur. L'histoire de Bush et Gore en est l'exemple le plus frappant. Mais bon l'histoire nous a démontré également que parfois on se retrouvait chef surtout pour enquiquiner l'autre, n'est ce pas Martine Aubry ? Parfois même le chef il a tellement envie de le devenir qu'il prend le pouvoir tout seul sans demander l'avis à quiconque et on se retrouve avec un beau dictateur. Les exemples courent les rues d'Afrique. Dans d'autres cas, le pouvoir est héréditaire et quand on voit le résultat on a envie de se sauver en courant, surtout de la Corée du Nord. Le principe du chef est bien établi mais les moyens d'obtenir la place laissent souvent franchement à désirer, ce qui nous ramène à nos moutons de l'UMP.

Comme on dit à Lyon "C'est pas les belles paroles qui font cuire la soupe". Et en ce moment, la soupe elle est à la grimace pour beaucoup de nos concitoyens. Ca serait bien que certains y réfléchissent de temps en temps. Chefs ou pas.


30 oct. 2012

Stephane Eicher et le concept de la frustration


Imaginez votre chanson favorite.
Par exemple Alexandrie de Claude François.
Cloco attaque "Les sirènes du port d'Alexandrie" et paf il s'arrête d'un coup.
Vous vous êtes les bras en l'air en train d'attendre la suite pour vous trémousser en rythme... et bien non pas de suite.
Si vous n'aimez pas Claude François, ça marche avec d'autres chanteurs ou groupe.
Satisfaction des Stones par exemple. Ils attaquent "I can't get no" et puis c'est tout.
Je sens que vous commencez à comprendre le concept de frustration musicale.
C'est ce concept que Stephan Eicher a voulu appliquer à son dernier album.
Faire court et laisser l'auditeur imaginer la suite des chansons.
Pour le coup, même en ayant l'oreille musicale et en s'y connaissant un peu en musique, ça fait une sensation étrange.
Le manque. "I can't get no". L'inassouvi. La frustration quoi.
Et comme on arrive vite à la fin de l'Album on recommence au début en se disant qu'on a peut être mal entendu.
On écoute et on réécoute.
Au bout du compte, ça donne un ensemble musical qui peut ressembler à un tableau, petites touches, esquisses, explosions de sons comme une explosion de peinture.
C'est beau.
C'est bon.
C'est frustrant donc.**
Mais on sait bien que souvent le plaisir se niche dans la frustration* alors aucune raison de le bouder.
Je vais le remettre encore une fois, on ne sais jamais, dès fois que j'y découvre encore autre chose.
* et ce n'est pas ma psychothérapeute à Boulogne Billancourt /span> préférée qui me contredira.
** Je conseille en particulier la chanson "Elle me dit" interpretée en duo avec Philippe Djian et qui ne fait qu' 1:52 minute. Le comble du comble en la matière. "Et je regarde ses seins..."
...
...

29 oct. 2012

Soulages au Musée des Beaux Arts de Lyon

Que faire un dimanche froid et pluvieux d'automne ?
Aller au Musée pardi.
Il y fait chaud et on peut s'y ouvrir l'esprit en découvrant de bien belles choses.
Je ne sais pas si "belle" est le mot à utiliser pour parler de la peinture de Soulages.
Quand on aime l'art contemporain, on évite de l'utiliser d'ailleurs.
Surprenant, intéressant, étonnant, inattendu, épatant, singulier, curieux, drôle...
La litanie des mots peut être longue.
Moi je dirais Lumineuse là où d'autres n'y voient que du noir.
D'autres qui diront que c'est à la portée du premier quidam venu.
Il suffit de leur dire de fermer bien fort les yeux et de regarder le tableau.
Avec un peu d'effort ils verront peut-être la différence ?
Il suffit de leur demander de regarder à leur fenêtre le soir.
Il y verront certainement mille et une lumières, reflets des lampadaires ou de la lune.
Soulages c'est ça et tant d'autres choses.
La matière, le relief...
De toute manière l'exposition est courte, une trentaine d'oeuvres dont quelques inédites.
Ceci n'est pas une rétrospective.
Ceci n'est pas une pipe non plus, c'est une exposition venue de l'Outrenoir.
Après Lyon, elle partira à la Villa Medicis.
Et ceux qui seront venus le voir auront sans doute vu la lumière.



« Un jour de janvier 1979, je peignais et la couleur noire avait envahi la toile. Cela me paraissait sans issue, sans espoir. Depuis des heures, je peinais, je déposais une sorte de pâte noire, je la retirais, j'en ajoutais encore et je la retirais. […] Cette chose nouvelle allait loin en moi pour que je continue ainsi jusqu'à l'épuisement. Je suis allé dormir. Et quand, deux heures plus tard, je suis allé interroger ce que j'avais fait, j'ai vu un autre fonctionnement de la peinture : elle ne reposait plus sur des accords ou des contrastes fixes de couleurs, de clair et de foncé, de noir et de couleur ou de noir et blanc. Mais plus que ce sentiment de nouveauté, ce que j'éprouvais touchait en moi des régions secrètes et essentielles. »
Pierre Soulages, « Les couleurs du noir », entretien d’Olivier Pauli, dans Soulages, peintures, cat. exp., Lausanne, Galerie Alice Pauli, 1990.
 

22 oct. 2012

Touche pas à ma blogosphère

Nous, blogueurs et blogueuses, et avant cela citoyens et citoyennes, tenons à jour sur le web des chroniques, incluant du texte, des photos, des vidéos, de la musique. Ils sont le fruit de nos réflexions ou de nos humeurs, à propos de l’actualité politique ou culturelle, sociale ou sportive, ou dans des secteurs plus spécialisés tels que l’histoire ou la cuisine, la photographie ou les nouvelles technologies… Nous produisons un contenu dont nous sommes les auteurs, chacun et chacune à son propre rythme, selon ses propres centres d’intérêts ou ses compétences, chacun et chacune avec son expérience personnelle, sa sensibilité. En un mot, nous tenons des blogs.

 


16 oct. 2012

Des hommes nus au Musée

Je ne compte plus les images de femmes nues que j'ai pu voir dans les nombreux musées que j'ai visités.
La représentation de la nudité féminine a toujours inspiré les artistes. Celle des hommes nettement moins. Allez savoir pourquoi.
Je découvre donc avec plaisir l'exposition sur ce thème qui se tient actuellement au Leopold Museum à Vienne.
A noter l'installation géante de Ilse Haider qui accueille les visiteurs à l'entrée du musée et qui est intitulée Mr Big. 5 mètre de haut quand même*. Ca laisse rêveuse non ? Je réfléchis à l'organisation d'un week-end viennois rien que pour ça.


.



Interesting isn't it ?

* l'installation bien sûr.

5 oct. 2012

Octobre Rose et les seins nus de Pauline Delpech censurés par Facebook


 
Alors que débute Octobre Rose, la dernière campagne de l'association « Le cancer de sein, parlons-en ! », fait apparaître son ambassadrice, Pauline Delpech, seins nus. Une affiche censurée sur Facebook pour cause « d'infractions à sa déclaration des droits et responsabilité ».
 
La suite à lire sur Terra Femina.
 

25 sept. 2012

Duras-Platini au NTH8 du 17 au 28 octobre 2012


En décembre 1987, une rencontre entre deux artistes, un écrivain et un footballeur est organisée par le journal Libération.
L’écrivain c’est Marguerite Duras, qui vient d’écrire L’Amant.
Le footballeur c’est Michel Platini, qui vient d’écrire Ma vie comme un match.
Marguerite Duras interroge et s’interroge sur Platini, comme elle interroge Claire Lasne (L’Amante anglaise) ou Christine Villemin (L’Affaire Grégory Villemin).
Michel Platini répond avec lucidité et humour, en « driblant » avec intelligence.
Ce projet artistique, qui verra le jour à l’automne 2012, consiste à porter au théâtre cette rencontre.
Le théâtre peut-il nous raconter ou nous faire découvrir des choses nouvelles sur l’écriture, le football et les années 80 ?
Guy Naigeon

"Michel Platini n’a jamais été aussi beau : il court, heureux comme un gamin, il court comme un dératé et lance un poing rageur vers le ciel en poussant un cri vainqueur, par deux fois, au pied des tribunes italiennes. Il vient de marquer le but le plus important de sa carrière. Sur penalty. Pour la Juventus de Turin. Michel Platini court, heureux comme un gamin. Pour la dernière fois de sa vie, comme il le confiera à Marguerite Duras quelques mois plus tard: " Ce jour-là, je suis devenu un homme !"
Stade du Heysel, Bruxelles. Finale de la coupe d’Europe des clubs champions. Juventus de Turin – FC Liverpool. 29 mai 1985. 57ème minute

24 sept. 2012

La Marine ne tourne pas rond, moi si. Bonne nouvelle n'est-ce pas ?


C'est Cycee qui m'a fait remarquer la jolie croix au cou de la dame.
Elle devrait se méfier, au prix de l'or en ce moment, elle risque de se la faire piquer par un de ces voleurs qui traînent à Paris.

Sinon vous ça va ?
Vous êtes allés voir Camille Redouble ?
Vous avez acheté le dernier Olivier Adam ?
Profité des derniers rayons du soleil sur les bords de Saône ?
Moi oui et je peux vous dire que ça fait drôlement du bien...





22 août 2012

Chercher des cailloux

Hier matin, scotchée par la chaleur devant mon petit déjeuner et les informations moyennement joyeuses de rentrée, je suis tombée sur des images du petit robot Curiosity, un bijou à 2.5 milliards de dollars quand même, qui cherchait ... des cailloux.
Comme tout le monde, tout ce qui touche à la conquête spatiale m'a toujours attirée. Les fusées, l'homme qui marchait sur la lune et autres navettes. La beauté de l'espace, 2001 l'Odyssée au cinéma, les photos magiques de notre planète. De quoi rêver du futur et de la vie ailleurs.
Ca doit venir de l'âge, je suis toujours étonnée par ce mélange pointu de technologie et de poésie que représente ce besoin d'aller chercher ailleurs mais je me pose plus de question.
A quoi ça sert vraiment ?
Qu'est ce qu'on recherche ?
Quelqu'un m'a parlé d'énergie fossile ce matin.
Interessant mais le tuyau pour approvisionner le pétrole de là-bas si jamais on en trouve devra être sacrément long.
La vie ? On sait depuis belle lurette que les martiens n'existent pas.
Désolée Bradbury, ça aura été pourtant bien marrant de trouver des voisins là-bas.
La possibilité d'y vivre ? Tiens ça pourrait résoudre le problème des Roms.
Au rythme où on est en train de bousiller la planète, il va sans doute aussi falloir trouver une solution de remplacement pour nos descendants.
Trouver un début de solution dans les cailloux en attendant ?
Pourquoi pas.
Chacun son but, chacun son caillou.
Celui de mon père c'était l'associatif et le football.
La pétanque sur ses vieux jours.
Il nous a quitté il y a 10 jours, j'ai embrassé son front glacé avant qu'on referme son cercueil et je lui a promis que je continuerai d'une façon ou d'une autre à chercher mes cailloux.
Pas besoin d'être un robot sur la planète Mars.
Vraiment pas besoin oui.
Et c'est bien plus simple que de vouloir décrocher la lune.
Même si, au bout du compte, on n'est jamais sûr qu'on trouvera quelque chose.

10 août 2012

Pour écrire un seul vers

« Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. 
Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas (c’était une joie faite pour un autre), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. 
Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. 
Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. 
Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. 
Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. 
Car les souvenirs ne sont pas encore cela. 
Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers. »

Les Cahiers de Malte Laurids Brigge de Rainer Maria Rilke.

 Photo Sylvie Stéfani


Il est des textes qui résonnent en nous une fois qu'on les a lus.
Celui là en fait partie pour moi.
En ce moment, il me parle encore plus que d'habitude, sans doute parce que je brasse quelques souvenirs et que je ne me sens pas encore capable d'écrire un ou plusieurs vers.
Parce que la poésie est partout en nous, qu'il faut la voir et la sentir dans tous les petits gestes de la vie quotidienne, dans le regard des autres et même dans les tâches professionnelle.
Incurablement romantique ? On a les faiblesses qu'on peut.

Et vous, y a-t-il un texte qui vous fait ressentir ça ?

P.S. Parce que vous êtes sympa, le voici dit par Michel Aumont, accompagné par la musique de Benjamin Biolay, extrait du film Pour Clara.
Bon week-end
.


8 août 2012

La jeunesse est une maladie dont on ne guérit jamais



Pendant nos vacances maltaises,nous avons cotoyé une jeune fille de 20 ans, fille d'un ami, pendant quelques jours.
Cette dernière, parlant de nous à son père, a dit que nous étions "des jeunes dans des corps de vieux".
La jeunesse est dure.
En même temps, je confirme.
On vieillit oui mais ce qui se passe dans le cerveau ne change pas beaucoup ou si peu.
Il n'y a que la maladie ou la souffrance psychologique qui peuvent nous faire perdre cette envie de vivre les choses à fond, de rire et d'évoluer.
C'est ce que je souhaite à tous les jeunes.
Tout en nous souhaitant de ne pas vieillir trop vite dans nos corps.
Il y a encore tant d'univers à explorer,  de levers de soleils à admirer.
Et de projets à faire avancer.
Photo : Lisette Model
P.S. Cherche bon chirurgien esthétique sur Lyon (pas trop cher si possible)

1 août 2012

Ma révolution numérique du moment


C'est marrant comme les choses évoluent avec la technologie en général et le web en particulier.
L'arrivée de la tablette dans notre foyer à changé beaucoup de choses.
Mon accès au web et aux différents réseaux sociaux que je fréquente pour commencer.
Les applications photos qui me permettent d'améliorer ces dernières.
Et puis la lecture.
Ca a commencé l'année dernière.
Avant de partir en Argentine, j'ai téléchargé un guide du pays.
Au lieu du bouquin habituel, je suis partie avec la tablette et tout ce qui me fallait dessus.
Et j'ai bien aimé.
Ensuite, il y a eu la presse. J'ai prix un abonnement à Télérama (décidément on ne se refait pas) et à Polka (mon magazine photo préféré) qui m'ont offert de me les fournir en version papier qui se balade sur la table du salon et en version numérique Ipad que je peux consulter partout où je vais.
J'ai vraiment bien aimé aussi.
La denière phase a concerné les livres.
J'ai calculé qu'il y avait bien une dizaine de bouquins que j'avais envie de lire cet été.
J'ai également calculé le poids et l'encombrement de ceux-ci dans ma valise.
J'ai calculé finalement cet encombrement dans ma tablette (je ne parle même pas du poids).
La décision a été vite prise, j'ai téléchargé.
Même pas 10 secondes montre en main le livre.
Autour de moi, tout le monde me dit que le plaisir de la lecture est aussi celui de toucher le papier.
Mais oui. Mais non. Le plaisir de la lecture est le plaisir de la lecture, quel que soit le support.
En plus, chez Apple, quand vous tournez la page, celle-ci a un joli mouvement, comme si c'était une vraie page.
Mais oui. Mais oui.
Je présente mes plus plates excuses auprès de mes libraires préférées (en particulier celle de l'avenue des Frères Lumière) mais ça y est je suis accro à la lecture numérique.
Je continuerai bien sûr à acheter des livres papier mais plutôt des livres sur l'art ou les voyages.
Bref des beaux livres qu'on peut laisser ouverts sur la table, juste pour le plaisir de le regarder en passant.
Photos, peintures, poésies etc...
Je reviens vite pour vous parler de mes voyages de cet été. Deux iles si différentes et pourtant si proches. Malte et l'Irlande. Deux belles découvertes et quelques photos en souvenir.
Et puis peut être aussi vous parler de mes lectures. Qui sait.

Photos : Sylvie STEFANI

3 juil. 2012

Le dico des blogueurs et autres fariboles photographiques

Je vivais tranquillement ma vie de blogueuse en semi-retraite quand je remarquais que l'ami Bembelly s'était subitement lancé dans la préparation de la très grande encyclopédie en 50 volumes du langage des blogueurs. Vous imaginez qu'en plein début du mois de Juillet et à quelques jours de congés largement bien mérités cette année pour cause de campagnes en tout genre, je ne vais pas le suivre dans cette voie. Je le remercie juste de m'avoir placée à la lettre T. Je suggère, en juste retour des choses, qu'on le place à la lettre B, entre Balmeyer et Bière, de grands incontournables de la blogosphère.

Je vais me remettre à la préparation de mes valises et vous propose, comme Sabrina, quelques Instragrams des semaines passées. Histoire de montrer qu'il y a une vie en dehors du web et que cette vie, passée au filtre magique, est faite de petits moments très très sympas qui te font oublier momentanément que le bonheur est pourtant si fragile.


Fourvière vue du Quai St Antoine,
tous les saints du paradis protègent les lyonnais.


Je suis devenue très flower power
depuis que j'ai un balcon
et j'aime ça
Le geranium est une plante facile à vivre
d'où son grand succès surtout pour les nuls
en jardinage dans mon genre.

Aujourd'hui ma fille à 28 ans.
Que dire de plus ? si ce n'est que le temps
passe à une vitesse pas possible...


Dimanche dernier il a plu
(au cas où personne ne l'aurait remarqué)

Pour nous consoler de la pluie, j'ai préparé
une dorade en croute de sel
comme au bord de la mer

Soirée musicale de fin de saison à
la MJC Monplaisir, un endroit où il fait bon aller.

Des amis ont la vue sur le crayon de leur balcon.
Le 2ème symbole de Lyon après Fourvière, sauf
qu'il n'y a pas de saints dans la Tour.
Ou alors ils sont bien planqués.

Mermoz, 8ème sweet 8ème,
les travaux continuent, le quartier s'organise petit à petit.

Combas
It's only rock n'roll and I like it.

Combas
un bouquet de jambes dans un pot de fleur.

On dit quand je fais mes emplettes
Que j'paye pas c'que j'achète
C'est vrai
On dit partout et l'on répète
Que j'lâche pas mes pépettes
C'est vrai
Mais si elle faisait comme moi pour sa galette
Marianne n'aurait pas un budget aussi bas
Et si l'on mettait à la tête des finances Mistinguett
On en serait pas là !

Combas


Get up
get up
get up
get on up
stay on the scene
get on up
like a Sex Machine.
Get on up
get up
Shake your arm
then use your form.
Stay on the scene like a Sex Machine.
You gotta have the feeling
sure as you're born.

La crevette, est traditionnellement donné
à un ensemble de
crustacés aquatiques, essentiellement marins
mais aussi dulcicoles, autrefois regroupés dans le
sous-ordre des
« 
décapodes nageurs », ou Natantia
Aliment essentiel chez nous le décapode nageur,
surtout le samedi midi.

On s'est déguisé et on a bien dansé à Mermoz.
La petite devant n'est pas une décapode nageuse
mais une petite fille issue de l'immigration vivant dans
une cité à qui l'ascenseur social sera bien utile.

Une certaine idée de la France qui en fait enrager
plus d'un ! Anne, Najat et Mamadou derrière.
Moi j'aime en tout cas, c'est celle que j'ai choisie et
pour laquelle je me bat depuis toujours.

A bientôt. Ou pas.




21 juin 2012

La radio des blogueurs saison 3 le retour

 


Oh my God, nous sommes déjà le 21 juin ! C'est l'été. C'est la fête de la Musique.
C'est magique quoi. J'en profite pour sortir de ma retraite de blogueuse politique (bien méritée quand même) (on a gagnéééé) pour participer au lancement de la nouvelle radio des blogueurs.
Je vais commencer par te rappeler le principe si tu veux participer : (je te tutoie, ça ne te dérange pas ?)
  • Tu choisi ta chanson de l'été (ça peut être une chanson que tu écoute en ce moment, un groupe qui joue du coté de chez toi, ou une chanson qui a accompagné un de tes Etés précédents)
  • Tu fais un beau billet sur ton blog avec :
  • Un lien vers ta chanson de l'été (ou une video youtube de la chanson)
  • une copie de la règle du jeu
  • Un lien sur ce billet (çà simplifiera la tache de Lolo pour retrouver ta participation)
  • Une liste de deux ou trois blogueurs que tu souhaites tagger dans cette chaine pour qu'a leur tour il nous proposent leur chanson de l'été.
Ensuite, à partir de la semaine prochaine, le player de radio va commencer à diffuser. tu pourras donc écouter la radio des blogueurs :
En ce qui me concerne, le choix a été facile vu que j'écoute son album en boucle depuis le début de la semaine. Le retour de ce bon vieux Bobby Womack après 18 ans de silence c'est rien que du bonheur comme ils disent dans la télé-réalité.

Je refile le bébé à Arnaud qui explique les origines de la fête de la musique), à Eric , à Romain (même si je sais qu'il est un peu occupé du côté du Faubourg St Honoré en ce moment) et je retourne à ma béatitude.

Bonne journée.



7 juin 2012

Ray Bradbury is dead

"Le plaisir d'incendier !
Quel plaisir extraordinaire c'était de voir les choses se faire dévorer, de les voir noircir et se transformer.
Les poings serrés sur l'embout de cuivre, armé de ce python géant qui crachait son venin de pétrole sur le monde, il sentait le sang battre à ses tempes, et ses mains devenaient celles d'un prodigieux chef d'orchestre dirigeant toutes les symphonies en feu majeur pour abattre les guenilles et les ruines carbonisées de l'Histoire.
Son casque symbolique numéroté 451 sur sa tête massive, une flamme orange dans les yeux à la pensée de ce qui allait se produire, il actionna l'igniteur d'une chiquenaude et la maison décolla dans un feu vorace qui embrasa le ciel du soir de rouge, de jaune et de noir.
Comme à la parade, il avança dans une nuée de lucioles. Il aurait surtout voulu, conformément à la vieille plaisanterie, plonger dans le brasier une boule de guimauve piquée au bout d'un bâton, tandis que les livres, comme autant de pigeons battant des ailes, mouraient sur le seuil et la pelouse de la maison. Tandis que les livres s'envolaient en tourbillons d'étincelles avant d'être emportés par un vent noir de suie.
Montag arbora le sourire féroce de tous les nommes roussis et repoussés par les flammes.
Il savait qu'à son retour à la caserne il lancerait un clin d'oeil à son reflet dans la glace, à ce nègre de music-hall passé au bouchon brûlé. Plus tard, au bord du sommeil, dans le noir, il sentirait ce sourire farouche toujours prisonnier des muscles de son visage. Jamais il ne le quittait, ce sourire, jamais au grand jamais, autant qu'il s'en souvînt. "

Farenheit 451
Les premières lignes...
Pour celui qui avec beaucoup d'autres écrivains de science fiction a accompagné toute ma jeunesse.
Bye Ray, see you later.



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5 juin 2012

" Montrer la solitude de la personnalité politique est au centre de mon travail"

C'est ce que disait Raymond Depardon à la sortie de son livre "Photographies de personnalités politiques" en 2006.
Il n'a pas changé en 2012 en photographiant François Hollande pour ce fameux portrait officiel qui fait couler tant d'encre depuis hier.
Une photo pas facile qu'il faut bien regarder et qu'il faut s'approprier petit à petit.
Prenez donc la peine de le faire.


Et pour ceux qui ne connaissent pas Depardon, quelques images pour comprendre que l'humain est au centre de son travail. L'humain et la rencontre. Histoire de montrer que le choix n'a pas été anodin de la part du Président.








"Dans ce métier, il faut être très à l'écoute des gens, sentir l'air du temps.
Je vois la façon dont mes concitoyens vivent, en partant en repérage.
Je veux montrer "la France". Cette France n'est ni centre-ville, ni banlieue, mais c'est tout le reste et ça représente beaucoup de monde.
Des retraités, des jeunes, des artisans qui ont une petite épicerie, qui travaillent. J'aime quand il y a des gens en terrasse, qui occupent leur territoire, qui discutent et sont ouverts au monde qui les entoure.
La pire des choses, ce sont les gens qui s'enferment dans leurs maisons
et se replient sur eux-mêmes."
Raymond Depardon
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