14/05/2022

Laurent Wauquiez signe la mort imminente du Musée Urbain Tony Garnier



Hélas, il n'y a pas de quoi être heureux en ce moment car La Région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé cette semaine la «non-reconduction» de la subvention de 35.000 euros qu'elle attribuait depuis déjà longtemps à ce petit Musée associatif géré par des bénévoles et employant 3 personnes.
Et cela à la veille des 30 ans d'existence du Musée.

Inutile de vous dire que tous les administrateurs, dont je fait partie, sont très en colère car à terme c'est la fermeture qui nous guette.

Tout ça dans le quartier des Etats-Unis, le même que celui où le NTH8 va bientôt fermer (en tout cas sous sa forme actuelle). Quartier, je le rappelle, classé en Politique de la Ville, et un peu oublié des politiques depuis longtemps.

Chrystelle Laurent-Rogowski, directrice de la Culture et du Patrimoine au conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes mentionne dans le courrier qu'elle nous a envoyé que "la priorité est de soutenir la rénovation du patrimoine des territoires éloignés d’une offre culturelle".
Si le quartier des Etats n'est pas un territoire éloigné de l'offre culturelle, je me demande bien qui peut l'être... et ça sera encore pire si le Musée ferme.

Le pire, c'est que notre Musée ne s'en sort pas si mal depuis le début de l'année avec sa très intéressante exposition sur les 30 Glorieuses, par rapport à d'autres établissements qui ont été impactés par la crise Covid mais qui eux ont les reins plus solides.
Mais 35000 € pour nous, c'est juste une question de survie, parce que ça représente un poste et qu'à 3 c'est déjà difficile alors à 2...

Qui dit Région dit Laurent Wauquiez bien sûr qui n'a donné aucune réponse à toutes les questions qui lui ont été posées concernant les arbitrages...

Mais la réponse on la connait : en coupant les subventions concernant la culture à Lyon (et à Grenoble), il règle ses comptes avec des villes qui ont été gagnées par des alliances écologistes/socialistes/LFI, pour aider des territoires plus proches de lui politiquement parlant. Et par là il continue à creuser le fossé entre les villes et les campagnes. Le tout en se moquant complètement des conséquences que ces coupes pourront avoir.

Pour en savoir plus, allez consulter cet article de Télérama qui vous en explique plus sur les fins politiques de L. Wauquiez. Je les remercie de leur soutien ainsi que toute la presse nationale et régionale qui en parle également.
Si vous ne connaissez pas le territoire, je vous ai mis quelques liens. N'hésitez pas à partager ce billet, il en va de la continuation d'un beau projet, porté à l'origine par les habitants de ce quartier, qui ne doit en aucun cas disparaître.

Sylvie STEFANI - ex-Adjointe à la Culture de Lyon 8ème.

30/03/2022

2022 c'est pas mieux

"Une des grandes leçons de la crise : nous ne pouvons échapper à l'incertitude: nous sommes toujours dans l'incertitude du remède au virus, dans l'incertitude des développements et des conséquences de la crise. Nous resterons dans l'incertitude de l'aventure humaine." 
Edgard Morin



L'année est déjà bien entamée alors que je me décide à faire mon billet annuel. 
Je ne vais pas vous présenter mes voeux, ou alors je vais faire des incantations au soleil et à la lune pour que les choses se calment un peu. Le virus on est en train d'apprendre à vivre avec, après 3 injections ça le fait un peu. J'ai réussi à passer à travers les gouttes (va savoir pourquoi) jusqu'ici. Il y a des jours je me dis que l'attraper ça serait une façon de me débarrasser de cette crainte que je trimballe depuis 2 ans mais il est tellement tordu le bougre que je ne sais même pas si ça me protègerait d'une autre infection. 
Bref le problème du jour ça serait plutôt qu'est-ce que Poutine nous réserve. Mais là... je ne lis toujours pas dans le marc de café. 
Sinon, il n'a échappé à personne (à moins de vivre dans le désert) qu'on vote dans 2 semaines et bien malin celui qui serait capable de dire ce qui va sortir des urnes. Je n'ai toujours pas décidé si je mets un bulletin Roussel au 1er tour ou si c'est Macron direct. Pendant que Zemmour faisait son cinéma, la Marine s'est refait une image beaucoup plus attrayante qu'avant et c'est ça qui m'inquiète. On verra bien ce que diront les derniers sondages. 
Sinon mon actualité plus tout à fait immédiate c'est mon déménagement il y a 4 mois. La citadine que j'ai été pratiquement toute ma vie a quitté le bruit et le bitume pour un endroit un peu plus calme au sud de la city. 
Il y a une jolie vue, des arbres, des oiseaux, des chats qui les chassent et du silence. Le hic en ce qui me concerne c'est l'obligation d'utiliser la voiture pour me déplacer et au prix de l'essence avec les conneries actuelles, ça me coûte plus cher qu'un ticket de TCL. 
Wait and see où tout cela va nous mener.

23/01/2021

Elles sont fortes ces américaines quand même

Voici la traduction de la fin du poème lu par la jeune poétesse Amanda Gorman lors de l'investiture de Joe Biden, par Thomas Austenfeld, professeur de littérature américaine à l’Université de Fribourg (Suisse).


...
Alors laissons derrière nous un pays meilleur que celui qui nous a été laissé.
A chaque souffle de ma poitrine martelée de bronze, nous relèverons ce monde blessé pour en faire une merveille.
Nous nous lèverons des collines mordorées de l’Ouest.
Nous nous lèverons du Nord-Est balayé par les vents où nos aïeux ont réalisé la révolution.
Nous nous lèverons des villes bordées de lacs dans les Etats du Midwest.
Nous nous lèverons du Sud baigné par le soleil.
Nous reconstruirons, réconcilierons, et récupérerons.
Dans chaque recoin connu de notre nation, dans chaque coin appelé notre pays, notre peuple, diversifié et beau, émergera malmené et beau.
Quand le jour arrive, nous sortons de l’ombre, enflammés et résolus.
L’aube nouvelle éclot quand nous la libérons.
Car il y a toujours la lumière,
si seulement nous sommes assez braves pour la voir.
Si seulement nous sommes assez braves pour l’être.
...




On sait que depuis un bon moment en général et l'avènement de Trump en particulier, le modèle américain a été complètement écorné, que son influence ne fonctionne plus que pour le mauvais comme on peut le voir en ce moment avec les notions de communautarisme, de cancel culture, de woke etc... L'Europe galère à se trouver une crédibilité, la Chine nous a envoyé TikTok, la Russie ben la Russie quoi tant qu'il y a Poutine !

Alors du coup, outre le fait qu'ils aient réussi à se débarrasser du dingue (mais attention quand même, il a encore de l'influence) et que le nouveau président, fort sympathique au demeurant, me semble un peu hors du coup, il semble que l'influence féminine, quelque soit la couleur de sa peau, soit largement plus positive que celle des hommes. Impression personnelle du haut de ma montagne hein ! Déjà parce qu'elles sont largement plus démocrates que républicaines  et qu'on sait tout le mal que Trump a fait pour la cause des femmes pendant 4 ans (avortement par exemple).

J'ai jeté un oeil sur l'investiture de Biden et en effet il y avait une forte présente féminisme facilement reconnaissable à la couleur des manteaux pour ceux qui ne savent pas faire la différence ;)

Kamala Harris, briseuse de plafonds de verre en tous genres, dont on espère qu'elle va arriver encore plus haut, en tête de toutes.

Amanda Gorman qui a enflammé tout le monde.

Et tant d'autres.

Il y a des jours, je me sens fière d'être une femme. Même si je ne suis pas américaine, mais Nobody is perfect n'est-ce pas ?

18/01/2021

Suis-je passée à côté de la vraie liberté ?

Ce matin, un pote de Facebook relevait que la liberté des années 70 n'avait pas fait de lui un pédophile pour autant. En effet la pédophilie a toujours existé et la libération sexuelle n'a sans doute fait que déculpabiliser /désinhiber certains mais n'a pas augmenté le nombre de personnes présentant ce genre de pulsion. De toute façon, je ne suis pas ici pour leur faire de la publicité, l'important c'est la libération de la parole de leurs victimes. Ce qu'il advient d'eux ça m'en touche une sans faire bouger l'autre comme disait Chirac.
Par contre, ce qui me turlupine depuis ce matin c'est que je n'ai pas le sentiment d'avoir vécu ce fameux vent de liberté totale qu'on on se plait à décrire quand il s'agit de parler de cette période d'après 68.
D'abord 68 j'étais trop jeune pour y participer, je me souviens essentiellement de la galère pour aller voir mon père qui avait été opéré d'un rein au mois de Mai dans le 14ème alors que nous habitions le 17e. Sans bus ni métro, ma mère en était réduite à faire de l'auto-stop et ça n'avait pas l'air de trop mal se passer. 
A l'époque j'était dans un collège de jeunes filles porte d'Asnières, les garçons n'étaient pas loin mais on ne se mélangeait pas. Je ne les fréquentais de près qu'à l'occasion des vacances.
Ensuite j'ai fait mes études secondaires au Lycée Honoré de Balzac et j'ai découvert la mixité, les conseils de classe et les manif anti facho (à l'époque c'était Marcellin le ministre de l'Intérieur) avec les gaz lacrymogènes (trop cool).
Les garçons me plaisaient bien mais au début j'étais un peu boulotte et timide alors les prétendants ne se bousculaient pas. Après on a récupéré Michel Field qui s'était fait virer d'un autre lycée et qui me plaisait bien aussi mais une de mes copines était plus sexy que moi et il ne m'a jamais regardée. 
Bref tout ça pour dire que j'ai continué mes études jusqu'à la fac et qu'après j'ai un peu tout foiré car j'avais vraiment plus envie de travailler et gagner ma croute que d'écouter des profs qui ne m'inspiraient pas. J'ai connus les garçons d'un peu plus près et j'ai fini d'en rencontrer un avec qui je me suis mariée et fait des enfants. Le virus de la politique est venu beaucoup plus tard, après celui de l'associatif.
C'est un peu raccourci je sais mais c'est pour expliquer que si ces années -là étaient celles de la révolution, je les ai vécues sans en avoir conscience. En tout cas pas la conscience que j'en ai actuellement. 
Pourtant oui, avec le recul je sais que j'ai eu le droit de prendre la pilule, coucher avec qui je voulais et faire des enfants quand je l'ai souhaité, mettre des minijupes et des jeans et choisir mon destin. 
Pour une femme c'était déjà pas mal mais c'est tout. Pas le sentiment que tout était possible, que rien n'était interdit. Juste celui de vivre dans une société qui évoluait plutôt bien mais dans laquelle les hommes tenaient toujours et encore les rênes.
Il m'aura fallu encore quelques années, un divorce, un déménagement et quelques échecs pour prendre conscience que j'étais une combattante et qu'il ne me fallait pas attendre que tout me tombe rôti dans la bouche pour avancer. Je n'ai pas été précoce en la matière, chacun son chemin, mais je tiens à remercier celles qui se sont battues dès le départ pour que je puisse en arriver là.
Je n'avais pas été formatée à la base pour être une rebelle et je me suis construite tout seule. Je n'ai pas été hippie et j'ai fumé mon 1er juin à 40 ans. Et pour en revenir au sujet du jour, je n'ai pas croisé de pédophile dans mon enfance, ma mère si mais c'était dans les années 40. Je parlerais bien de quelqu'un de proche qui en a croisé un dans les années 80 mais je respecte son anonymat même si je n'ai jamais décoléré. 
Voilà un billet comme je n'avait pas fait depuis longtemps (élection oblige). Je m'aperçois que si j'avais poussé un peu plus mes études j'aurais pu faire une thèse sur le sujet mais finalement c'est très bien comme ça.
C'est quoi le sujet d'ailleurs ?

La photo est celle de mon lycée dans les années 70 avec à gauche le proviseur M. Bouchara qui avait la carrure de Lino Ventura et a  fortement impressionné la génération de lycéens qui l'ont connu à cette époque.







13/01/2021

Les 12 petits bonheurs de 2020

Les copains de blogs ayant décidé de faire une petite chaîne sur ce sujet, je me rallie à eux.

Cette année-là a été remplie de tout plein de bonnes choses finalement :
  1. Une promenade en avion au dessus du Mont-Blanc tout à fait imprévue.
  2. Des réunions de campagne le dimanche soir dans l'appartement d'un copain autour d'une bonne (voire plusieurs) bouteille et quelques rondelles de saucisson.
  3. Faire moi même mes décos de Noël
  4. Des KdB en visio avec les copains blogueurs
  5. Mon quartier si calme.
  6. Des fabrications de masques et de tabliers avec les copains du 8ème
  7. La tenue du bureau de vote malgré les conditions compliquées
  8. La virée en Italie qui m'a rendue définitivement amoureuse de ce pays
  9. Un chocolat chaud à Dieulefit
  10. Des randonnées au soleil avec mes enfants et mes amis
  11. Voir passer les saisons de mon balcon
  12. Me permettre de me lever tard, vraiment très tard ;)
Comme Elodie , garder le meilleur et jeter le reste, et des choses à jeter cette année j'en avais plein mon cabas.
Comme Laurent, se donner de la douceur dans un monde qui n'en a que très peu à nous offrir.
Comme Marie-Hélène, faire des câlins au chat et me remettre aux jeux de société.

A partir de la mi-juillet, je me suis mise en congé sabbatique forcé de ce qui faisait le sel de mon existence depuis de nombreuses années, l'engagement et la politique. J'ai décidé de vivre au maximum pour moi et ceux que j'aime en surveillant de loin tout ce qui me touche et que je ne veux pas laisser tomber. Je continue la construction de mon temple personnel. Il est un peu de guingois sans doute mais il me convient plutôt. J'essaye d'avancer à mon rythme en respectant celui de la situation sanitaire, de toute façon pas bien le choix.

Tenir régulièrement ce blog n'est pas une nécessité, juste envie de rester dans la nébuleuse en attendant ce qui me manque le plus aujourd'hui, voyager à nouveau, retourner au cinéma, au théâtre, au concert... m'enrichir et avancer, car comme dit le proverbe "quand on n'avance pas, on recule".


En route pour Petra
Mai 2017




07/01/2021

2021 l'année du citoyen


Citoyen c'est une rime pauvre.
Pauvres de nous...
Je voulais vous présenter mes voeux pour un bon mois de...

  • Janvier mais c'est le chantier
  • Février mais n'oubliez pas votre lévrier
  • Mars si vous n'êtes pas dans la mélasse
  • Avril si vous n'êtes pas trop fébriles
  • Mai si vous atteignez des sommets
  • Juin si vous n'êtes pas défunts
  • Juillet et je vous fiche mon billet (que oui)
  • Août si vous faites gaffe au Mammouth
  • Septembre s'il vous reste vos membres
  • Octobre si personne ne vous jette l'opprobre
  • Novembre si vous ne gardez pas la chambre
  • Décembre avec une pincée de gingembre

2021 je nous la souhaite belle, sans pelle, sans gel, ni grêle, ni fiel... etc.

P.S. Pour un billet de blog de début d'année compte tenu des circonstances, je suis assez satisfaite de moi.

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03/12/2020

Champagne pour les uns, caviar pour les autres

📌 La crise sanitaire et ses répercussions économiques ont un impact considérable sur la filière aquacole du caviar qui voit ses marchés privilégiés, la restauration et le tourisme, se fermer », souligne un « manifeste » publié par les producteurs de caviar français. « La survie du secteur est en jeu et il y a urgence.
📌 Pour les producteurs de foie gras, qui réalisent 70 % de leurs volumes de vente annuels durant le mois de décembre, la fin d'année risque aussi d'être délicate. Les restaurants et les chefs écoulent normalement 40 % de la production annuelle française de foie gras.

📌 Du coup, la filière compte sur le grand public et la distribution pour ce Noël de pandémie « inédit ».*

* Source le Parisien.

Qu'est-ce que les 6 adultes-sans-compter-les enfants vont se mettre dans le gosier cette année !

Sinon mauvaise nouvelle, le champagne n'immunise pas contre le Covid. C'est ballot.

Accompagnement musical Jacques Higelin.





"Les grands esprits discutent des idées, les esprits moyens discutent des évènements et les petits esprits discutent des gens."

Citation de Eleonor Roosevelt qui fut première dame pendant 12 ans.
Rien à voir avec Melania Trump ou Anne-Aymone Giscard d'Estaing.




Elle échangeat  près de 3500 lettres qu’elle échangea avec Lorena Hickok avec qui elle vécut une passion amoureuse pendant ces 12 années. Un couple de femme à La Maison Blanche. Imaginez...

« Encore huit jours … J’aimerais me coucher à tes côtés ce soir et te prendre dans mes bras. J’ai essayé de convoquer ton visage, pour me souvenir de son apparence. Étrange que même le visage le plus cher s’estompe avec le temps. Je me souviens très clairement de tes yeux, avec leur espèce de petit sourire taquin, et du contact contre mes lèvres de cette douce petite tache au coin nord-est de ta bouche. » A quoi Eleanor répond, dans une de ses très nombreuses missives, alors qu’elle va se coucher : « (…) Tout mon amour, je devrais te le dire avant que mes pensées ne s’estompent d’ici quelques minutes.
Good night my dear one/ Bonne nuit ma chère âme
Angels guard thee/ Les anges te gardent
God protect thee/ Dieu te protège
My love enfold thee/ Mon amour t’embrasse
All the night through/ Toute la nuit"


Ah zut je viens de discuter des gens. Je dois être un petit esprit. Tant pis.



02/12/2020

Et le Mont-Blanc demeure

Courmayeur. Sortie du tunnel du Mont-Blanc. Eté 2020.



J'ai beau lutter, il arrive que la mauvaise foi me saisisse.
Je l'avoue, j'aimerais parfois balayer le Mont-Blanc d'un revers de main, lui trancher la cime, le décapiter comme on fouette une vulgaire montée d'œufs en neige. J'aimerais qu'il en bave et qu'il dégage du paysage, qu'il cesse d'être le plus haut sommet des Alpes, qu'il ravale ses 4 807 mètres, qu'il fasse profil bas, bref, j'aimerais bien le rayer de la carte, qu'il s'écrase.
Cela dit, ma colère retombe.
Et le Mont-Blanc demeure.


Fabio Viscogliosi




24 mars 1999, un camion prend feu dans le tunnel du Mont Blanc. Un terrible incendie se propage à une vitesse foudroyante, 39 personnes trouvent la mort, dont les parents de Fabio Viscogliosi.

Pourtant la vie...





Pourtant, la vie est supportable, la vie a de bons moments. 
Lundi est escorté par mardi, puis mercredi leur succède. l'esprit s'élargit d'année en année comme le tronc d'un chêne; le sentiment du moi se fortifie ; la douleur même se fond dans la sensation de cette continuelle croissance. Les soupapes de l'esprit s'ouvrent et se ferment sans cesse avec une précision musicale de plus en plus parfaite; la hâte fébrile de la jeunesse trouve son emploi, et tout l'être semble manoeuvrer avec la perfection d'un mécanisme d'horloge. 
Avec quelle rapidité le flot nous porte de janvier à décembre. Nous sommes entrainés par le torrent des choses; et ses choses nous sont devenues si familières que nous n'apercevons pas leur ombre. Nous flottons sur la surface du fleuve.

Virginia Woolf - Les vagues

25/11/2020

Lambeaux

Berlin 2016



«...Écrire pour panser mes blessures. Ne pas rester prisonnier de ce qui a fracturé mon enfance. Écrire pour me parcourir, me découvrir. Me révéler à moi-même.
... Écrire pour déterrer ma voix. Écrire pour me clarifier, me mettre en ordre, m’unifier. »

Charles Juliet


Charles Juliet est né le 30 septembre 1934 à Jujurieux (Ain). À trois mois, suite à la tentative de suicide de sa mère, il est placé dans une famille de paysans qu’il ne quittera plus.
Il a sept ans quand sa véritable mère meurt de faim à trente-huit ans, dans l’asile psychiatrique où elle a été enfermée pour dépression après la naissance d’un quatrième enfant, lui. Huit ans d’enfermement abusif pour ainsi mourir comme les quarante mille de malades mentaux morts de la faim, exterminés lentement par les nazis, et sans que son enfant ne l’ai jamais revu qu’à son enterrement.

Charles Juiliet ou comment écrire pour apprendre à se connaître.

Laurent Wauquiez signe la mort imminente du Musée Urbain Tony Garnier

Ce week-end, le Musée Urbain Tony Garnier et la Maison de la Danse organisent le Bal des Jours Heureux . Hélas, il n'y a pas de quoi ê...