11 avr. 2013

Avis au Community Manager du @grandlyon_mag

Mon attention vient d'être attirée par un billet concernant la place des communautés urbaines sur Twitter et que vous pourrez le lire ICI

Intéressée par ce qui se passe chez moi, j'ai regardé à quelle position se trouvait le Grand Lyon.

Ce n'est pas brillant.
Sur les 8 communautés urbaines présentes aujourd'hui sur le réseau social, il se trouve à la 7ème place.

A  l'heure où la Metrople est le grand sujet d'avenir, je ne saurais trop lui recommander d'être un peu plus dynamique.

Un peu plus de visibilité et de convivialité, ça ne mangerait pas de pain non ?


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10 avr. 2013

Texte intégral de la déclaration du Président "L’exemplarité de la République, c’est la condition de son autorité"

Mesdames, Messieurs,
Mercredi dernier, ici même, j’avais annoncé que toutes les leçons devaient être tirées de l’affaire Cahuzac ; affaire qui vient après tant d’années où des affaires ont émaillé la vie publique. Trop d’affaires !
La dernière révèle, une fois encore, la nécessité d’une lutte implacable contre les dérives de l’argent, de la cupidité et de la finance occulte. Elle appelle des réponses fortes, que les Français eux-mêmes exigent.
Parce que l’exemplarité de la République, c’est la condition de son autorité.
Parce que la lutte contre la fraude, c’est la condition pour faire respecter l’égalité devant l’impôt.
Parce que les paradis fiscaux doivent être éradiqués en Europe et dans le monde, parce que c’est la condition pour préserver et protéger l’emploi.
C’est le sens des orientations qui ont été présentées par le Premier ministre ce matin. J’ai demandé qu’elles soient mises en œuvre dans un délai rapide.
***
La première de ces orientations, c’est d’assurer la transparence de la vie publique.
Je le dis très clairement : la défaillance d’un homme ne doit pas jeter le discrédit, le soupçon sur les élus qui se dévouent pour le bien public, sans en retirer le moindre avantage.
C’est pourquoi les règles qui régissent l’établissement, le contrôle et la publication des patrimoines des responsables publics seront entièrement revues.
Une Haute Autorité sera créée. Totalement indépendante, elle contrôlera les déclarations de patrimoine mais aussi les déclarations d’intérêts des membres du gouvernement, des parlementaires, des responsables des grands exécutifs locaux et des dirigeants de grandes administrations.
Cette Haute Autorité étudiera de manière approfondie la situation de chaque ministre, avant et après sa nomination.
Dès lundi, les déclarations de patrimoine seront rendues publiques pour tous les membres du gouvernement. Elles le seront pour les parlementaires, une fois le projet de loi adopté.
Enfin, il sera proposé d’étendre l’interdiction du cumul d’un mandat parlementaire avec l’exercice de certaines activités professionnelles pour prévenir tout conflit d’intérêts.
La transparence ! Il ne s’agit pas d’exhiber, il ne s’agit pas de mettre en cause, il s’agit pour les Français d’être sûrs que ceux qui les gouvernent, ceux qu’ils ont élus, ceux qui sont responsables des deniers publics puissent, pendant la durée des mandats qui leur ont été confiés, ne pas connaître d’enrichissement.

La seconde orientation, c’est de renforcer la lutte contre la grande délinquance économique et
financière.

J’ai donc décidé, et le Premier ministre l’a présentée ce matin, la création d’un parquet financier, c’est-à-dire d’un procureur spécialisé avec une compétence nationale, qui pourra agir sur les affaires de corruption et de grande fraude fiscale. Il conduira et coordonnera toutes les enquêtes relatives à ces graves infractions. Ce qui aura le mérite, à la fois, de la concentration des moyens et de l’efficacité des procédures.
Un office central de lutte contre la fraude et la corruption sera institué. Il regroupera les moyens qui existent au ministère de l’Intérieur et au ministère de Finances, de façon qu’il puisse y avoir, là encore, coordination, efficacité, mobilisation. Des outils exceptionnels de procédure comme d’investigation seront confiés à cet office.
Quant aux sanctions, si elles doivent intervenir, elles seront renforcées en matière de fraude fiscale. Pour les élus qui auraient à connaître cette condamnation, une inéligibilité temporaire voire définitive pourra être prononcée, dès lors que ses motifs auront été identifiés et reconnus par la justice.

Enfin, dernière orientation – et peut-être celle qui permet aux Français de comprendre quel est le sens de la politique que je veux conduire – nous allons nous mobiliser contre les paradis fiscaux.
Première décision, les banques françaises devront rendre publique, chaque année, la liste de toutes leurs filiales, partout dans le monde, et pays par pays. Elles devront indiquer la nature de leurs activités. En d’autres termes, il ne sera pas possible pour une banque de dissimuler les transactions effectuées dans un paradis fiscal. L’ensemble de ces informations seront publiques et à la disposition de tous. Je veux que cette obligation soit également appliquée au niveau de l’Union européenne et, demain, étendue aux grandes entreprises.
La France établira chaque année une liste des paradis fiscaux. Elle l’établira en fonction, non seulement de signatures de conventions avec les pays, mais de la réalité, de l’effectivité des informations qui seront données. Je n’hésiterai pas à considérer comme un paradis fiscal, tout pays qui refuserait de coopérer pleinement avec la France.
Ce que je veux, et avec d’autres pays en Europe – encore récemment l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Espagne se sont jointes à nous –, ce que je veux, c’est qu’il y ait un échange automatique d’informations sur les revenus et les patrimoines détenus par les Français à l’étranger ou par des étrangers en France. Cela doit être la règle en Europe pour que nous puissions mettre un terme au secret bancaire et à la dissimulation des avoirs.
***
Mesdames, Messieurs,
Je mesure la gravité de ce qui a été constaté. Je sais combien les Français veulent le changement par rapport à cette triste succession d’affaires, qui altère l’image même de la République, de notre pays et de la vie politique pour laquelle j’ai grand respect.
Je veux donc que l’ensemble de ces dispositions puissent être mises en œuvre dans les meilleurs délais. Les projets de loi seront présentés au Conseil des ministres, le 24 avril, pour être ensuite soumis au Parlement. Ces textes viendront d’ailleurs compléter le projet de loi sur le renforcement de l’indépendance de la justice – heureusement que la justice est indépendante, qu’elle n’est pas retenue, qu’elle n’est pas influencée, depuis 10 mois – et également la protection des sources des journalistes – car heureusement que la presse fait son travail.
Je souhaite que le rassemblement le plus large puisse se faire sur ces orientations, cette volonté, cette République exemplaire. C’est l’intérêt de tous : de tous ceux qui ont gouverné hier, gouvernent aujourd’hui et auront à gouverner demain. C’est l’intérêt de la France parce que nous devons être exemplaires, quitte à être les premiers sur la mise en œuvre de ces orientations et de ces politiques.
Je veux enfin que l’Europe prenne conscience qu’elle doit maintenant mettre tous les moyens – et elle y est prête – pour qu’avec l’Union bancaire nous puissions en terminer avec des pratiques qui n’auraient jamais dû exister.




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9 avr. 2013

La possibilité d'une ville

Je sors d'une réunion en Mairie dont le thème était "Le projet d'Aménagement et de Développement Durable".
Une réunion visant à informer, sous forme d'ateliers,  les membres des Conseils de Quartier de notre arrondissement des enjeux de la révision du PLU-H et des orientations pour le projet d'aménagement et de développement durable nous/les concernant.
Une réunion pleine d'acronymes et de termes techniques pour nous expliquer les règles d'usage des sols sur l'ensemble du territoire communautaire. Règles elles-même partant d'objectifs définies en concertation par la Ville de Lyon et la Communauté Urbaine amenant à une révision générale du PLU-H qui doit être approuvé en 2016.
Ce même PLU-H devant être compatible avec le SCOT lui-même approuvé en 2010 et fixant les grandes orientations de développement du territoire de l'agglomération lyonnaise jusqu'en 2030.

J'arrête là car pour une fois que j'écris je ne veux pas décourager les quelques lecteurs qui s'égareront ici mais sachez que dans ce plan de développement il est question d'économie, de logement, d'environnement, de solidarité sociale et spatiale.

Comme beaucoup de personnes présentes, j'ai réfléchis à la configuration du 8ème arrondissement, à ce qu'on pouvait faire ou pas et avec pas mal de questions sur l'évolution future d'un lieu que nous ne verrions sans doute pas pour les plus vieux.
J'ai pensé qu'on avait parlé de beaucoup de choses nous touchant directement  mais pas de la forme. Comment la voulions nous cette ville ? Quelle architecture ? Comment y vivre ? Avec qui ? On a évoqué la mixité sociale, la mixité intergénérationnelle, la mixité fonctionnelle. Mais une ville ce n'est pas un shaker qu'on secoue pour tout mélanger, il faut souvent forcer les choses pour apprendre à bien vivre ensemble.

Bref je prends ma voiture pour rentrer. Il était passé 20 heures et sur France Inter il y avait l'Humeur Vagabonde de Kathleen Evin. Une émission que j'adore écouter la nuit dans en roulant dans la ville. Et ce soir, O hasard heureux, l'invité était l'urbaniste Jacques Ferrier pour son livre "La possibilité d'une ville: les cinq sens et l'architecture" paru aux éditions Arléa le 3 janvier 2013.

Et la question qui allait avec mes interrogations : "qu'est ce que c'est que l'architecture durable ?".

Je reprends tout simplement la présentation de l'émission :

"Naïvement nous pourrions répondre : est évidemment durable une construction que nous avons eu envie de conserver, à travers les âges, pour le plaisir des yeux ou pour le bonheur d’y vivre. Par exemple les Salines royales d’Arc et Senans, ou les jolies maisons lyonnaises des quais de Saône, le passage Pommeraye à Nantes comme les vieux hôtels du Marais à Paris. Mais, depuis une bonne décennie, l’architecture durable est celle qui répond aux nouvelles exigences environnementales, les normes techniques imposant matériaux, formes et même modes de vie. En 2008, au Pavillon de l’Arsenal à Paris, une exposition avait tenté d’offrir au public une autre vision de cette nouvelle architecture, recentrée autour de ses utilisateurs, de leurs envies de quartiers, de services, de diversité, de nature.

Jacques Ferrier, urbaniste et architecte faisait partie de ses concepteurs, lui qui a toujours voulu réaliser des constructions ressemblant à ceux pour qui il les imaginait. Depuis son premier bâtiment, réalisé pour un laboratoire de l’Ecole des Mines, jusqu'au Pavillon français de l’exposition universelle de Shangaï en 2010, il milite pour moins d’architecture spectaculaire et plus de prise en compte du facteur humain, allant jusqu’à faire du plaisir à habiter un lieu le cœur de sa réflexion sur la ville. Alors qu’il est actuellement en charge du design des futures gares du Grand Paris, il publie chez Arléa « La possibilité d’une ville », un plaidoyer pour en finir avec les univers urbains sans qualité."

A terme, 70 % de la population humaine va vivre en ville. Alors le durable est une notion très importante. Ferrier y rajoute cependant une idée qui peut paraître saugrenue : celle du plaisir. Combien de gens vivent dans des tours sans âmes et bruyantes en aimant ces endroits qui ressemblent plus à des prisons qu'à des lieux de vie. Qui a pensé en les construisant que des humains pourrait s'y épanouir. Sûrement pas des architectes qui imaginaient y vivre eux mêmes. On a construit pour combler un déficit mais jamais en pensant aux utilisateurs de ces logements.

Alors aujourd'hui, entre normes environnementales et besoin de logements, comme Jacques Ferrier, je souhaite une prise en compte de l'humain avant tout. C'est une notion qui apparait bien dans le rapport qui m'a été donné ce soir. J'espère juste que ça ne sera pas un vain mot. Pour nous et ceux qui viendront ensuite.

Pour ceux à qui ce billet aura donné envie d'en savoir plus le podcast est ICI.
L'écouter parler de villes comme Tokyo est un vrai bonheur.
Le site de Jacques Ferrier est .

Pour encore plus de plaisir : le site de la Cité Radieuse du Corbusier à Marseille et celui du Musée Urbain Tony Garnier à Lyon 8ème.

Bande son : Pauline Croze - Dans la ville



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