18 déc. 2012

Moi y'en a vouloir mes sous, Moi y'en a vouloir mes armes

C'est l'expression qui m'est venue à l'esprit quand j'ai entendu parler de la fuite de Depardieu et de ses capitaux en Belgique.
Lui y'en a gagner des sous, lui y'en a pas vouloir les partager.
Ce qu'il a du un peu oublier dans la bagarre en se sauvant comme un minable (persistons et signons) c'est que ses sous ce sont des gens comme nous qui les lui avons fait gagner.
Un public bien français qui a aimé l'acteur et les films formidables qu'il a tourné.
Mais comme je suis du genre diplomate (en général), je dirais comme notre Président, tournons nous vers ceux qui ne quittent pas le navire et font avec ce qu'il leur reste. Sachant que ça fait encore des sommes si importantes que vous (oui vous là bas qui me lisez) et moi n'auront jamais l'occasion d'en toucher même les miettes.
En choisissant la Belgitude, Gérard va sans doute y gagner de l'argent mais y perdre beaucoup. Le respect et l'amour de son public. Mais ça les avocats fiscalistes qui l'ont conseillé en ont sans doute rien à faire.
Quant aux autres, les inconnus nantis qui partent également vers des impots meilleurs, qu'ils en profitent, peut-être qu'un jour l'Europe traitera ses peuples sur le même pied. On peut toujours rêver.

J'ai été plutôt énervée ce week-end en entendant les informations au sujet du massacre des enfants américains.
Quand on vieillit et qu'on prend de l'expérience, il y a des moments où on a forcément déjà vu ou entendu certaines choses. Et là on est en plein dedans. Des massacres dans des écoles par des déséquilibrés ayant un arsenal à portée de main. La question qui tue (c'est le cas de le dire) : avoir ou ne pas avoir le droit d'être armé aux USA. La réponse toujours la même : oui. C'est dans la Constitution mon bon monsieur.
Je crains qu'à force de ne pas règler les problèmes, on soit dans une sorte de "banalisation" de ce genre de phénomène. L'Amérique tue ses enfants. God bless them. J'ai pleuré pour ses innocents mais pas sur ceux qui trouvent normal d'avoir une arme automatique chez soi.
Le passé difficile des pionniers américains est sans doute encore trop frais pour que quelque chose change et d'autres enfants mourront sans doute.

A moins que vendredi 21 décembre, tout soit remis en question, il semble que notre planète continue de tourner aussi peu rond qu'avant. Je vous souhaite en tout cas de passer de bonnes fêtes. Avec tout ce qui va avec. Dinde, marrons, et de l'amour, beaucoup d'amour, ça ne fait pas de mal par les temps qui courrent et en plus c'est gratuit.

Un petit extrait du Film de Jean Yanne qui a inspiré le titre de ce billet.


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