30 oct. 2012

Stephane Eicher et le concept de la frustration


Imaginez votre chanson favorite.
Par exemple Alexandrie de Claude François.
Cloco attaque "Les sirènes du port d'Alexandrie" et paf il s'arrête d'un coup.
Vous vous êtes les bras en l'air en train d'attendre la suite pour vous trémousser en rythme... et bien non pas de suite.
Si vous n'aimez pas Claude François, ça marche avec d'autres chanteurs ou groupe.
Satisfaction des Stones par exemple. Ils attaquent "I can't get no" et puis c'est tout.
Je sens que vous commencez à comprendre le concept de frustration musicale.
C'est ce concept que Stephan Eicher a voulu appliquer à son dernier album.
Faire court et laisser l'auditeur imaginer la suite des chansons.
Pour le coup, même en ayant l'oreille musicale et en s'y connaissant un peu en musique, ça fait une sensation étrange.
Le manque. "I can't get no". L'inassouvi. La frustration quoi.
Et comme on arrive vite à la fin de l'Album on recommence au début en se disant qu'on a peut être mal entendu.
On écoute et on réécoute.
Au bout du compte, ça donne un ensemble musical qui peut ressembler à un tableau, petites touches, esquisses, explosions de sons comme une explosion de peinture.
C'est beau.
C'est bon.
C'est frustrant donc.**
Mais on sait bien que souvent le plaisir se niche dans la frustration* alors aucune raison de le bouder.
Je vais le remettre encore une fois, on ne sais jamais, dès fois que j'y découvre encore autre chose.
* et ce n'est pas ma psychothérapeute à Boulogne Billancourt /span> préférée qui me contredira.
** Je conseille en particulier la chanson "Elle me dit" interpretée en duo avec Philippe Djian et qui ne fait qu' 1:52 minute. Le comble du comble en la matière. "Et je regarde ses seins..."
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29 oct. 2012

Soulages au Musée des Beaux Arts de Lyon

Que faire un dimanche froid et pluvieux d'automne ?
Aller au Musée pardi.
Il y fait chaud et on peut s'y ouvrir l'esprit en découvrant de bien belles choses.
Je ne sais pas si "belle" est le mot à utiliser pour parler de la peinture de Soulages.
Quand on aime l'art contemporain, on évite de l'utiliser d'ailleurs.
Surprenant, intéressant, étonnant, inattendu, épatant, singulier, curieux, drôle...
La litanie des mots peut être longue.
Moi je dirais Lumineuse là où d'autres n'y voient que du noir.
D'autres qui diront que c'est à la portée du premier quidam venu.
Il suffit de leur dire de fermer bien fort les yeux et de regarder le tableau.
Avec un peu d'effort ils verront peut-être la différence ?
Il suffit de leur demander de regarder à leur fenêtre le soir.
Il y verront certainement mille et une lumières, reflets des lampadaires ou de la lune.
Soulages c'est ça et tant d'autres choses.
La matière, le relief...
De toute manière l'exposition est courte, une trentaine d'oeuvres dont quelques inédites.
Ceci n'est pas une rétrospective.
Ceci n'est pas une pipe non plus, c'est une exposition venue de l'Outrenoir.
Après Lyon, elle partira à la Villa Medicis.
Et ceux qui seront venus le voir auront sans doute vu la lumière.



« Un jour de janvier 1979, je peignais et la couleur noire avait envahi la toile. Cela me paraissait sans issue, sans espoir. Depuis des heures, je peinais, je déposais une sorte de pâte noire, je la retirais, j'en ajoutais encore et je la retirais. […] Cette chose nouvelle allait loin en moi pour que je continue ainsi jusqu'à l'épuisement. Je suis allé dormir. Et quand, deux heures plus tard, je suis allé interroger ce que j'avais fait, j'ai vu un autre fonctionnement de la peinture : elle ne reposait plus sur des accords ou des contrastes fixes de couleurs, de clair et de foncé, de noir et de couleur ou de noir et blanc. Mais plus que ce sentiment de nouveauté, ce que j'éprouvais touchait en moi des régions secrètes et essentielles. »
Pierre Soulages, « Les couleurs du noir », entretien d’Olivier Pauli, dans Soulages, peintures, cat. exp., Lausanne, Galerie Alice Pauli, 1990.
 

22 oct. 2012

Touche pas à ma blogosphère

Nous, blogueurs et blogueuses, et avant cela citoyens et citoyennes, tenons à jour sur le web des chroniques, incluant du texte, des photos, des vidéos, de la musique. Ils sont le fruit de nos réflexions ou de nos humeurs, à propos de l’actualité politique ou culturelle, sociale ou sportive, ou dans des secteurs plus spécialisés tels que l’histoire ou la cuisine, la photographie ou les nouvelles technologies… Nous produisons un contenu dont nous sommes les auteurs, chacun et chacune à son propre rythme, selon ses propres centres d’intérêts ou ses compétences, chacun et chacune avec son expérience personnelle, sa sensibilité. En un mot, nous tenons des blogs.

 


16 oct. 2012

Des hommes nus au Musée

Je ne compte plus les images de femmes nues que j'ai pu voir dans les nombreux musées que j'ai visités.
La représentation de la nudité féminine a toujours inspiré les artistes. Celle des hommes nettement moins. Allez savoir pourquoi.
Je découvre donc avec plaisir l'exposition sur ce thème qui se tient actuellement au Leopold Museum à Vienne.
A noter l'installation géante de Ilse Haider qui accueille les visiteurs à l'entrée du musée et qui est intitulée Mr Big. 5 mètre de haut quand même*. Ca laisse rêveuse non ? Je réfléchis à l'organisation d'un week-end viennois rien que pour ça.


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Interesting isn't it ?

* l'installation bien sûr.

5 oct. 2012

Octobre Rose et les seins nus de Pauline Delpech censurés par Facebook


 
Alors que débute Octobre Rose, la dernière campagne de l'association « Le cancer de sein, parlons-en ! », fait apparaître son ambassadrice, Pauline Delpech, seins nus. Une affiche censurée sur Facebook pour cause « d'infractions à sa déclaration des droits et responsabilité ».
 
La suite à lire sur Terra Femina.