21 juin 2012

La radio des blogueurs saison 3 le retour

 


Oh my God, nous sommes déjà le 21 juin ! C'est l'été. C'est la fête de la Musique.
C'est magique quoi. J'en profite pour sortir de ma retraite de blogueuse politique (bien méritée quand même) (on a gagnéééé) pour participer au lancement de la nouvelle radio des blogueurs.
Je vais commencer par te rappeler le principe si tu veux participer : (je te tutoie, ça ne te dérange pas ?)
  • Tu choisi ta chanson de l'été (ça peut être une chanson que tu écoute en ce moment, un groupe qui joue du coté de chez toi, ou une chanson qui a accompagné un de tes Etés précédents)
  • Tu fais un beau billet sur ton blog avec :
  • Un lien vers ta chanson de l'été (ou une video youtube de la chanson)
  • une copie de la règle du jeu
  • Un lien sur ce billet (çà simplifiera la tache de Lolo pour retrouver ta participation)
  • Une liste de deux ou trois blogueurs que tu souhaites tagger dans cette chaine pour qu'a leur tour il nous proposent leur chanson de l'été.
Ensuite, à partir de la semaine prochaine, le player de radio va commencer à diffuser. tu pourras donc écouter la radio des blogueurs :
En ce qui me concerne, le choix a été facile vu que j'écoute son album en boucle depuis le début de la semaine. Le retour de ce bon vieux Bobby Womack après 18 ans de silence c'est rien que du bonheur comme ils disent dans la télé-réalité.

Je refile le bébé à Arnaud qui explique les origines de la fête de la musique), à Eric , à Romain (même si je sais qu'il est un peu occupé du côté du Faubourg St Honoré en ce moment) et je retourne à ma béatitude.

Bonne journée.



07 juin 2012

Ray Bradbury is dead

"Le plaisir d'incendier !
Quel plaisir extraordinaire c'était de voir les choses se faire dévorer, de les voir noircir et se transformer.
Les poings serrés sur l'embout de cuivre, armé de ce python géant qui crachait son venin de pétrole sur le monde, il sentait le sang battre à ses tempes, et ses mains devenaient celles d'un prodigieux chef d'orchestre dirigeant toutes les symphonies en feu majeur pour abattre les guenilles et les ruines carbonisées de l'Histoire.
Son casque symbolique numéroté 451 sur sa tête massive, une flamme orange dans les yeux à la pensée de ce qui allait se produire, il actionna l'igniteur d'une chiquenaude et la maison décolla dans un feu vorace qui embrasa le ciel du soir de rouge, de jaune et de noir.
Comme à la parade, il avança dans une nuée de lucioles. Il aurait surtout voulu, conformément à la vieille plaisanterie, plonger dans le brasier une boule de guimauve piquée au bout d'un bâton, tandis que les livres, comme autant de pigeons battant des ailes, mouraient sur le seuil et la pelouse de la maison. Tandis que les livres s'envolaient en tourbillons d'étincelles avant d'être emportés par un vent noir de suie.
Montag arbora le sourire féroce de tous les nommes roussis et repoussés par les flammes.
Il savait qu'à son retour à la caserne il lancerait un clin d'oeil à son reflet dans la glace, à ce nègre de music-hall passé au bouchon brûlé. Plus tard, au bord du sommeil, dans le noir, il sentirait ce sourire farouche toujours prisonnier des muscles de son visage. Jamais il ne le quittait, ce sourire, jamais au grand jamais, autant qu'il s'en souvînt. "

Farenheit 451
Les premières lignes...
Pour celui qui avec beaucoup d'autres écrivains de science fiction a accompagné toute ma jeunesse.
Bye Ray, see you later.



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05 juin 2012

" Montrer la solitude de la personnalité politique est au centre de mon travail"

C'est ce que disait Raymond Depardon à la sortie de son livre "Photographies de personnalités politiques" en 2006.
Il n'a pas changé en 2012 en photographiant François Hollande pour ce fameux portrait officiel qui fait couler tant d'encre depuis hier.
Une photo pas facile qu'il faut bien regarder et qu'il faut s'approprier petit à petit.
Prenez donc la peine de le faire.


Et pour ceux qui ne connaissent pas Depardon, quelques images pour comprendre que l'humain est au centre de son travail. L'humain et la rencontre. Histoire de montrer que le choix n'a pas été anodin de la part du Président.








"Dans ce métier, il faut être très à l'écoute des gens, sentir l'air du temps.
Je vois la façon dont mes concitoyens vivent, en partant en repérage.
Je veux montrer "la France". Cette France n'est ni centre-ville, ni banlieue, mais c'est tout le reste et ça représente beaucoup de monde.
Des retraités, des jeunes, des artisans qui ont une petite épicerie, qui travaillent. J'aime quand il y a des gens en terrasse, qui occupent leur territoire, qui discutent et sont ouverts au monde qui les entoure.
La pire des choses, ce sont les gens qui s'enferment dans leurs maisons
et se replient sur eux-mêmes."
Raymond Depardon
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