Stephane Eicher et le concept de la frustration


Imaginez votre chanson favorite.
Par exemple Alexandrie de Claude François.
Cloco attaque "Les sirènes du port d'Alexandrie" et paf il s'arrête d'un coup.
Vous vous êtes les bras en l'air en train d'attendre la suite pour vous trémousser en rythme... et bien non pas de suite.
Si vous n'aimez pas Claude François, ça marche avec d'autres chanteurs ou groupe.
Satisfaction des Stones par exemple. Ils attaquent "I can't get no" et puis c'est tout.
Je sens que vous commencez à comprendre le concept de frustration musicale.
C'est ce concept que Stephan Eicher a voulu appliquer à son dernier album.
Faire court et laisser l'auditeur imaginer la suite des chansons.
Pour le coup, même en ayant l'oreille musicale et en s'y connaissant un peu en musique, ça fait une sensation étrange.
Le manque. "I can't get no". L'inassouvi. La frustration quoi.
Et comme on arrive vite à la fin de l'Album on recommence au début en se disant qu'on a peut être mal entendu.
On écoute et on réécoute.
Au bout du compte, ça donne un ensemble musical qui peut ressembler à un tableau, petites touches, esquisses, explosions de sons comme une explosion de peinture.
C'est beau.
C'est bon.
C'est frustrant donc.**
Mais on sait bien que souvent le plaisir se niche dans la frustration* alors aucune raison de le bouder.
Je vais le remettre encore une fois, on ne sais jamais, dès fois que j'y découvre encore autre chose.
* et ce n'est pas ma psychothérapeute à Boulogne Billancourt /span> préférée qui me contredira.
** Je conseille en particulier la chanson "Elle me dit" interpretée en duo avec Philippe Djian et qui ne fait qu' 1:52 minute. Le comble du comble en la matière. "Et je regarde ses seins..."
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