Pour Marie Dedieu et toutes les femmes qu'on ne respecte pas

Jusqu'à l'annonce de sa mort hier, j'ignorais tout de cette femme. Comme la majorité des gens je suppose.
La tête prise par les Primaires, je n'avais même pas entendu parler de la prise d'otage dont elle était victime.
Comme beaucoup sans doute aussi, j'ai cherché qui elle était sur le web.
Une femme de 66 ans tétraplégique, souffrant d'un cancer et d'une insuffisance respiratoire.
Une militante féministe des années 70 partie chercher le repos et la douceur sur une ile de l'Ocean indien.
Sa vie ne tenait sans doute qu'à un fil.
Un fil rompu par des soldats qui l'ont arraché à son havre de paix pour la laisser mourir par manque de soins.
Des hommes venus d'un pays en guerre, des insurgés islamistes somaliens qui aujourd'hui essayent de revendre sa dépouille.
Une femme âgée et malade.
Des hommes armés en bonne santé.
Je pense à ma mère, 79 ans, qui s'est faite agresser il y a deux semaines par des individus qui l'ont jetée à terre pour lui voler son collier. Elle sortait de l'Hôpital où elle avait accompagné mon père malade. Plus de peur que de mal.
Une femme âgée fragile.
Des jeunes en pleine forme venus d'un pays à l'est d'ici.
Je viens de déjeuner et j'ai comme une envie de vomir là...

Photo : Harry Callahan


Information culture Lyon 8ème :

«Je suis l’enterrée vivante / La dévoyée / Celle qui renverse dans sa course
 sa servilité de femme. Mon exil porte en lui tant de contradictions que j’ai toujours préféré le taire. Pourquoi raconter que je suis étrangère de partout ? Ni d’ici ni de là-bas, ça intéresse qui une fille de l’entre-rien? Pourtant aujourd’hui je décide de dire.»
FILLE DE...
Leila Anis / Géraldine Bénichou / Théâtre du Grabuge
Ce soir à 20 heures au Nouveau Théâtre du 8ème

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