Mes 3 P de la semaine

Aujourd'hui, je plagie sans vergogne les 3 C de Zette une des blogueuses les plus épatantes du Net français.
Mon premier P : c'est bien sûr Pascal Foucher qui n'est pas en pleine forme ce matin. J'ai transmis son dossier à quelques politiques spécialisés dans la médecine en espérant qu'ils voudront bien se pencher dessus. Je continue de pense que, au même titre qu'un cancéreux à le droit de choisir sa mort quand il n'y a plus rien d'autre à faire que souffrir, on doit lui reconnaître le droit de prendre un médicament qui peut permettre sa survie ou du moins un meilleur confort. Surtout quand ses médecins le disent et qu'on se heurte seulement à une décision administrative. Quand on sait le temps qu'il faut à l'Administration pour réagir, les malades ont le temps de passer plusieurs fois l'arme à gauche. Je suis en colère pour lui.

Mon second P : ce sont les Primaires que j'ai du mal à suivre à cause du 3ème P. J'invite tous ceux qui ont envie d'aider la gauche à avancer en allant voter. Une grande première en France, un parti où la démocratie est présente (pas comme chez ceux d'en face), de bonnes raisons d'y participer.

Mon troisième P : comme Partance. J'ai eu du mal à trouver un synonyme à déménagement commençant par P mais celui la me plait. Je suis en partance pour une nouvelle vie et c'est drôlement bien. L'avantage c'est que celle-ci est à deux rue de l'actuelle, me permettant de rester dans mon cher 8ème, près de mes amis et de la Mairie. Quand on a trouvé un point d'ancrage, on y reste.

En écrivant ces mots, je pense à la chanson d'Etienne Daho, les Voyages Immobiles, que je vous offre ici avec une belle mise en scène de Michel Gondry.

Et puis, pour complèter le paquet cadeau,  un poème d'Henri Michaux (mon poète favori) sur le thème du voyage intérieur :
Emportez-moi dans une caravelle,
Dans une vieille et douce caravelle,
Dans l'étrave, ou si l'on veut, dans l'écume,
Et perdez-moi, au loin, au loin.
Dans l'attelage d'un autre âge.
Dans le velours trompeur de la neige.
Dans l'haleine de quelques chiens réunis.
Dans la troupe exténuée des feuilles mortes.
Emportez-moi sans me briser, dans les baisers,
Dans les poitrines qui se soulèvent et respirent,
Sur les tapis des paumes et leur sourire,
Dans les corridors des os longs et des articulations.
Emportez-moi, ou plutôt enfouissez-moi.

Extrait de "L'espace du dedans"

Illustration : René Maltête dont je ne me lasse décidément pas.


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Commentaires

  1. Fallait faire une partouze, ça commence par la bonne lettre.

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