28 juil. 2011

L'adieu au Coucou

Nicolas m'a appelée tout à l'heure pour m'annoncer la nouvelle.
Jean-Louis nous a quittés.
6 mois après la mort de sa femme et la veille de son anniversaire.
Adieu à toi.
Tes rébus que je n'arrivais jamais à trouver nous manqueront terriblement.

Un extrait des Poussegrain qu'ils écrivirent ensemble :

Lorsque ma femme et moi lui fîmes remarquer qu'il avait tout de même ce bonheur rare —il l'a encore à l'heure où j'écris ces lignes—, de côtoyer l'essence et la représentation de son aimée et de s'entretenir avec elle, il réfléchit longuement, le regard perdu. «C'est ce que j'ai cru au début, dit-il… Vous voyez, une image ne fait pas une présence. —Madame Poussegrain vous parle… —Quand je la prenais dans mes bras, Adèle était de soie, monsieur, une peau plus fine et plus douce, ça n'existait pas. C'est simple, y avait pas de grain à sa peau : du pétale. Elle pesait pas bien lourd, n'empêche qu'elle remplissait mes bras, elle sentait bon ! Et vous savez quoi, monsieur ? Je sais plus comment elle sentait à l'époque qu'on vivait l'amour. Je parle pas du parfum qu'elle mettait, hein ! Je parle du sien, de la senteur de son vivant. À présent… Vous l'avez vue dans l'escalier, eh ? —Oui, un portrait en pied admirable de vérité. —Ça, c'est peint comme elle méritait, le salopard de Miladiou était à son affaire. N'empêche qu'elle est plus belle à voir de l'escalier que le nez collé à son cou. De près, y a des coups de pinceau, monsieur, y a du gros grain, y a de la pâte, c'est plus mon Adèle ! »

La suite ICI : allez donc lire, ça lui tenait tellement à coeur. S'il existe un paradis des blogueurs amoureux, je suis sûre que ça leur fera plaisir.

Pour en savoir plus sur eux, c'est .


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2 commentaires:

  1. Merci pour cette image, qui réconforte un tant soit peu ceux qui restent... Je suis sûre qu'ils se baladent entre le paradis des blogueurs et celui des écrivains.

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