26 août 2010

Histoire d'Oeil

"Après la présidence de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy compte bien prendre à bras le corps celle du G20 en novembre prochain."
Ca me fatigue d'avance. Pas vous ?



Sinon vous avez le choix entre :
- et mon oeil
- vous vous fourrez le doigt dans l'oeil
- je vous ai à l'oeil
- Carlita j'ai une poussière dans l'oeil
- oeil pour oeil, dent pour dent
- bon pied bon oeil
- j'ai le compas dans l'oeil
- à vue d'oeil c'est moi le patron
- jeter de la poudre aux yeux moi ? jamais
- j'ai pas l'oeil dans ma poche
- les Roms me sortent par les yeux
- ça va encore coûter les yeux de la tête...

Et ma préférée : Au royaume des aveugles les borgnes sont rois !



Source Photo : Lionel Bonaventure
Bande son : Survivor - Eye of the tiger

25 août 2010

Barbares.

C'est le mot qui me vient à l'esprit quand je vois comment se comportent ceux qui sont censé nous diriger.
Imbéciles est le suivant.
A l'image de leur patron.
(Le Mari de Carla Bruni)
Comme disait un de mes vieux potes, "Ah elle est belle la France de Voltaire et Rousseau."
La France des droits de l'Homme.
(Vomir)
On se débarasse d'une bande de Romanos pendant l'été en faisant beaucoup de bruit histoire de faire peur aux autres
(Tout le monde a bien remarqué que la France est envahie par eux).
(J'espère qu'ils les ont bien bagués comme les pigeons, histoire de voir où il vont revenir).
(La Roumanie c'est bien la Communauté Européenne non ?)
Ensuite, on attend que la gauche s'empêtre comme d'habitude dans ses contradictions et hop on pense que le tour va être joué du côté de l'electorat de droite.
Pas de bol pour eux, pour une fois ce n'est pas la gauche qui monte au créneau.
Le clergé, le pape en tête, réagit énergiquement devant tant d'idiotie.
C'est con quand même de se mettre les cathos à dos.
(Fallait juste y penser).
(Amen).
Il n'a pas du percuter Brice Pas Nice quand il a signé l'arrêté d'expulsion.
(Cassé).
Jusqu'ici ils faisaient plus de bruit que de mal mais là on a passé un cap.
Le Cap de Mauvaise Espérance.
Il s'appelle comment le navire au fait ? Titanic ?
Et comme à l'accoutumée il n'y aura ni bateaux de secours, ni bouées pour tout le monde.
(Seuls les requins s'en sortiront, ils ont l'habitude n'est ce pas ?)

Dessin : Vidberg - L'actu en patates

20 août 2010

Chronique de Chine n° 2

C'est fou comme les souvenirs s'envolent rapidement.
J'ai eu beau raconter ce voyage plusieurs fois à mes relations, plus le temps passe et plus il ne me reste qu'une impression, un relent, une trace dans ma mémoire. Le quotidien remplit vite l'espace finalement.
Cette période entre deux. Les autres sont encore sur les plages, te laissant la route libre pour rejoindre le travail pour encore quelques jours.
A quoi se résume le contact avec les habitants d'un pays quand on voyage ?
Personnel hoteliers, restaurateurs, taxis, guides.
En Chine, difficile de se rappeler d'un visage (je ne referai pas le coup du "ils se ressemblent tous") mais c'est vrai que ce n'est pas simple. Les cheveux par exemple. Tous noirs. Parfois les jeunes se teintent en marron ou roux mais le cheveux chinois n'a pas l'air de bien supporter la coloration. Comme le cheveux africain. Les yeux. Noirs aussi. Pour celles qui aiment se perdre dans un regard bleu des du sud, c'est loupé (elles se reconnaîtront bien).
Bon les taxis.
En Chine un trajet en taxi compte environ 4 fois moins qu'en France. Pour revenir de Roissy à Paris, nous avons payé 40 euros. Là bas, ça en aurait coûté 10. On aurait même pu faire le même trajet dans un train à très grande vitesse, genre Maglev à Shanghai pour la moitié. Il faut prendre un taxi avec un compteur. Les autres te font un prix à la tête du client et il faut négocier sans cesse. Pour ce prix là, tu n'es pas sûr que le chauffeur comprenne l'adresse où tu veux aller. Il vaut mieux l'avoir en chinois sur un papier. Et même là il y a un risque qu'il n'arrive pas à bien lire. Les frais d'optique là bas sont encore plus chers qu'ici. Il ne m'a pas semblé voir beaucoup de chinois à lunettes, encore moins de chinoises d'ailleurs. Allez au centre ville de Pekin, du côté de la Cité Interdite, c'est toute une affaire. Ca palabre dur pour savoir quelle direction prendre. Enfin quand je dis palabre...  On met le doigt sur le plan, c'est tout ce qu'on peut faire, laissant au chauffeur libre interpretation de notre destination.
En général ça marche plutôt bien. Sauf une fois à Shanghai où Juillev et moi nous sommes faites "promener" d'un bout à l'autre de la ville. On a fini par descendre du taxi qui nous a abreuvées copieusement d'injures en chinois. On a jamais su s'il l'avait fait exprès ou pas.
J'ai eu la même version à Suzhou en pousse-pousse mais là le pauvre type transpirait tellement que j'ai eu pitié et fini à pieds.
Il faut aussi faire attention et ne toujours pas confondre les taxis officiels et les autres qui trustent les sorties du Palais d'Eté à Pékin. Les consignes pour les officiels sont de refuser la course pour qu'on prenne les autres. On a laissé tomber et rallié le métro en pousse-pousse électrique. Ne jamais se laisser destabiliser quoiqu'il arrive.
Une autre fois, si j'ai le courage, je vous raconterai comment j'ai réussi à dormir dans un vrai lit ancien chinois et comment j'ai rencontré un lapin blanc dans le Musée du Sexe à Tongli.




17 août 2010

Le français est raciste et la vache Marguerite fièrement hallale

Après avoir couru pendant 10 jours avec les chinois, tu rentres en France (et oui j'ai décidé de parler de moi à la 2ème personne maintenant) et tu t'aperçois que dans ton beau pays "non non rien n'a changé".
Le grand Charles (De Gaulle *, pas Aznavour ni Pasqua) disait :
"Les français sont des veaux". **
Fiers de l'être eux aussi ?
Sarkozy les prend pour des cons.
Ce qu'ils sont souvent mais pas toujours.
Des ânes certainement.
Des moutons parfois.
Si je m'écoutais, je repartirais à Beijing, là bas au moins je ne comprends rien à ce qu'ils racontent. C'est plus reposant.


* "Depuis, nous n'avons plus de grand homme, mais des petits qui grenouillent et sautillent de droite et de gauche avec une sérénité dans l'incompétence qui force le respect." (Pierre Desproges)
** "Parce qu'ils le valent bien". (Liliane Bête en Cours)
*** "Si les autres parties du monde ont des singes, l'Europe a des français. Cela se compense." (Arthur Schopenhauer)
**** "Quand on voit ce qu’on voit, que l’on entend ce qu’on entend et que l’on sait ce que qu’on sait, on a raison de penser ce qu’on pense." (Pierre Dac)
***** "Celui qui se transforme en bête se délivre de la souffrance d’être un Homme." Terry Gillian.

Source photo : La Grande Bouffe - Michel Piccoli, les gants Mapa et la tête de Veau.


16 août 2010

Chronique de Chine n° 1

Paris la nuit. La Tour Eiffel illuminée vue d'en haut.
Hong Kong le jour. Les iles, les tours, la mer, les jonques, les terminaux, les cargos.
Escale.
Départ pour Shanghai dans un avion avec un dragon sur le moteur.
Rouge le dragon bien sûr.
Tout comme la couverture que nous donne l'hôtesse.
Le rouge est bien au rendez-vous.
Shanghai la nuit. Vu d'en bas. Il faudrait toujours arriver là-bas la nuit. 
On en prend plein les yeux. New-York à la sauce Blade Runner.
On s'entasse dans un taxi qui fait un bruit bizarre.
L'énergie qui plane sur la ville te passe dans les jambes et tu oublies la fatigue du voyage.
Une douche et retour sur le Bund. Sur la terrasse du Bar Rouge exactement.
Un peu branchouille comme endroit. Fréquenté par des occidentaux plus que des chinois.
Assis sur la terrasse, tu sirotes ton mojito cubain en regardant les publicités sur les buildings en cinémascope et en anglais sur un fond de musique techno.
Bref c'est beau mais où elle est la Chine ?
La vraie.
Du côté des chauffeurs de taxi qui ne parlent pas un mot d'anglais ?
Ou bien chez les conducteurs de pousse-pousse qui ont gagné des vélos électriques grâce au progrès ?
Dans les buildings qui poussent comme des champignons ou dans les ruelles anciennes ou l'on cuisine des plats bizarres dans de sombres échoppes ?
On est bien dans un pays communiste ici dis moi ?Tant que tu ne fais pas de politique, tu fais ce que tu veux, du pognon en particulier.
De quoi te payer ton appartement et une belle voiture.
Que tu paieras avec de beaux billets qui ont la tête de Mao dessus.
La Chine en fait c'est comme partout.
Ni pire ni mieux. Juste un peu plus peuplée qu'ailleurs.
Très excitante car tu sais bien que quoi que tu fasses et où que tu ailles tu n'en saisiras qu'une parcelle et encore.
Indescriptible.
What's your best price ?
Celui indiqué sur la calculette mais divisé par 3.
Le juste montant, celui qui permettra aux deux parties de ne pas perdre la face.
Le plateau de la table tourne. Tu attrapes un peu de thé et des crevettes avec tes baguettes que tu vas vite remplacer par une fourchette.
Il faut se dépêcher, les restaurants ferment tôt. 22 heures et hop au lit, la journée a commencé tôt.
Pour rejoindre l'hôtel, un tour dans les rues désertes. Insécurité disent-ils ? Jamais une seule seconde tu ne sentiras la moindre appréhension.
Tu feras juste attention qu'on ne te crache pas sur les pieds.
Car le chinois crache figure toi. La première fois ça t'étonne et après tu t'habitues.
Comme tu vas t'habituer à la chaleur, à l'humidité, au bruit surtout car les habitants de la 2ème puissance économique mondiale sont très bavards et parlent fort, très fort.
Et ça c'est pas du tout indiqué sur le Guide du Routard...



Source Photos : Life Magazine.