30 nov. 2009

Française et célibataire...


... a la recherche d'un mariage gris...
(ça tombe bien c'est super mode cet hiver le gris)
Si tu es grand, beau, intelligent, étranger et sans papier, écris moi vite, on pourra s'arranger.

Ah bon tu ne sais pas lire et écrire ?
On s'en fout.
Même pas tu parles français ?
Pas bien grave.
Tu as 30 ans de moins que moi ?
Ben tu les fais pas dis donc.
Quand on s'aime pas besoin de s'encombrer de toutes ces contingences n'est ce pas Monsieur Besson ?
J'ai acheté ce week-end le "Manuel de Guerilla à l'usage des femmes" de Sylvie Brunel.
L'ex-femme du sus-nommé personnage.
Celui qui s'énerve après Stéphane Guillon.
On se demande bien pourquoi.
L'escroquerie sentimentale n'est pas toujours fourrée là où on croit.
Enfin bref, ce bouquin je suis dedans jusqu'à nouvel ordre et dès que j'ai fini, je viens vous en parler.

Bande son : Monsieur Besson, j'vous jette une chaussure par Léo d'en Bas.
Illustration : George Krause - Fingernails - Houston 1975


26 nov. 2009

Esthète de cheval



Etant assignée à résidence dans mon luxeux chalet de Gstaad pour la modique somme de 3 millions d'euros (on appelle ça se faire élargir)  (pour une sombre histoire que j'ai oubliée d'ailleurs) et l'actualité ne m'apportant aucune motivation profonde ce matin, je m'en vais ré-écouter l'intégrale de Boby Lapointe et méditer sur (au choix) :

- la profondeur des sentiments humains.
- l'inutilité de certains écrits
- mon dieu que la montagne est belle
- ça y est j'ai trouvé la recette des cannelés
- qu'est ce que je me mets aujourd'hui ?
- on fait quoi ce soir ?( réponse : on picole comme d'habitude)
- l'intérêt général doit il vraiment primer sur les stratégies personnelles ?
- reviens Dominique la France t'attend.
- aurais-je la grippe ou pas avant qu'on me vaccine ?
- le grand Capital aura-t-il raison des petites PME ?
- chéri on se voit quand on a 5 minutes.

Photo : Melvin Sokolski


25 nov. 2009

Pour le meilleur et pour le pire



F - "Sos femmes battues, bonjour !"
LB - Bonjour.
F - "Oui... Euh ! Monsieur"
LB - Oui
F - "Vous vous êtes trompez de numéro ?"
LB - Non ! je m'appelle Marc et j'ai battu ma femme
F - "Comment?"
LB - Oui j'l'ai frappée j'suis devenu fou Madame, j'ai dérapé
J'viens d'appeler les urgences j'viens d'appeler les flics
Fallait que je parle à quelqu'un, fallait que je m'explique
F - "Mais qu'est ce qui c'est passé?"
LB - 1an et demi qu'on est marié et depuis quelques temps ça va pas
Ça fait 6 mois que j'cherche un emploi, un boulot
On vit en île de France et depuis le mariage j'ai la tête sous l'eau
A 27ans j'pensais pas être millionnaire
Mais je voulais tout lui apporter mais
Même le strict nécessaire je n'y arrive pas
Alors je m'en suis pris à elle comment ai-je pu tomber aussi bas
Des scènes de jalousies aux relations sexuelles alors qu'elle ne voulait pas
F - "Mais pourquoi?"
LB - je l'ai cru responsable, mais c'est moi le minable
J'agissais comme si j'avais besoin de la rabaisser, j'l'ai blessé et j'l'ai vu encaisser
J'ai tout fait pour l'éloigner de ses proches et
J'ai menti je traînais dans les bars avec des potes
Le soir quand elle rentrait le moindre détail et c'était l'embrouille
Et dans son regard dans ses gestes j'voyais bien qu'elle avait la trouille
Je fais peur à ma femme et c'est mon drame son comportement a changé car j'ai été infâme
F - "Mais vous avez essayez d'en parler à quelqu'un?"
LB - Mais à qui ? Je vais pas aller consulter un médecin, lui dire quoi ?
Elle a tenté de maintenir l'équilibre, elle avait de l'argent et moi je me suis senti invisible
Je me suis senti petit alors je l'ai dénigré tout le temps
F - "Et la famille les proches, personne vraiment?"
LB - Je bats ma femme c'est pas une chose que l'on dit à ses parents
Elle a été patiente car elle avait l'espoir que je change
Mais plus elle essayait et plus j'changeais pas
C'était une agression psychologique permanente
Et la violence de mes mots la rendait incompétente
Elle se sentait pas en sécurité et elle avait raison
Plus je contrôlais la situation et plus c'était la prison
J'ai eu du mépris pour elle et pourtant je n'ai jamais cessé de l'aimer
C'est moi qui avais besoin d'être aidé
Madame elle est enceinte de 4 mois et aujourd'hui j'l'ai battu à lui casser le bras
F - "Comment ? qu'est ce que vous dites?"
LB - Elle m'a fait une remarque, J'avais trop bu, ça a été une gifle au début puis elle a continué à se moquer
En colère je lui en ai collé une dans les gencives
F - "Quoi"?
LB - Ouais on s'est battu, et je l'ai frappé avec la barre de fer, je lui ai fais vivre l'enfer
Mais je n'en tire aucune fierté Madame
F - "Mais où est elle ?"
LB - Elle est à terre, là, à côté de moi inconsciente j'vous l'ai déjà dis, j'ai déjà appelé les urgences
F - "Oh !mon dieu!"
LB - Oui je sais j'ai été trop loin j'ai pété un câble, maintenant je sais que c'est la fin
F - "Non Mais attendez, Monsieur! Marc continuez à parler...Est-elle encore en vie?"
LB - Oui je crois, c'est d'ma faute, je bossais dans l'informatique
A la maison je remplissais mon rôle,
Mais tout est parti de travers je pensais que ça n'arrivait qu'aux autres
Mais quand c'est vous c'est souvent qu'on ne le voit pas venir
J'aurais du me ressaisir j'l sais...il n'y a plus d'avenir aujourd'hui
Mon geste est impardonnable, méprisable, elle méritait pas ça madame !
F - "Vous avez des remords ?"
LB – J'veux pas qu'elle meurre, non, car j'ai eu tort
Je lui manqué de respect, manqué à mon honneur
Manqué à ma promesse, manqué à mes vœux, j'ai manqué à notre amour
Et je suis le seul responsable de cette violence conjugale
Je dois vous laisser Madame, y a les flics à la porte
F - "Non ! mais attendez Monsieur! Marc ne raccrochez pas! Allo, allo?... Marc?"
LB - Ce morceau, c'est pour toutes les femmes battues
Les hommes n'ont pas d'excuses et cette chanson n'en ai pas une
La réalité est souvent encore plus dure J'l sais mais, aujourd'hui j'ai pris mes responsabilités
Car c'est pour le meilleur et pour le pire






Les violences faites aux femmes seront Grande Cause nationale en 2010. Le Premier ministre, François Fillon, devrait l’annoncer, à l’issue du Conseil des ministres, mercredi, lors de cette Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. En France, 1,2 million de femmes ont déclaré avoir subi au moins un acte de violence physique ou sexuelle en 2007-2008, selon l’enquête Cadre de vie et sécurité, menée par l’Observatoire national de la délinquance. Plus de la moitié d’entre elles ont été agressées au sein de leur foyer, dont 310 000 par leur conjoint actuel. Mais si la parole se libère peu à peu, le taux de plaintes déposées reste extrêmement faible (8%). Et si la majorité de ces femmes (73%) expliquent vouloir trouver une autre solution, la moitié d’entre elles estime aussi que "ce n’est pas grave" ou que "cela ne servirait à rien".


22 nov. 2009

Dans ma bibliothèque : Albert Camus.

"A midi, sur les pentes à demi sableuses et couvertes d'héliotropes comme d'une écume qu'auraient laissée en se retirant les vagues furieuses des derniers jours, je regardais la mer qui, à cette heure, se soulevait à peine d'un mouvement épuisé et je rassasiais les deux soifs qu'on ne peut tromper longtemps sans que l'être se dessèche, je veux dire aimer et admirer. Car il y a seulement de la malchance à n'être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer. Nous tous, aujourd'hui, mourons de ce malheur. C'est que le sang, les haines décharnent le cœur lui-même ; la longue revendication de la justice épuise l'amour qui pourtant lui a donné naissance. Dans la clameur où nous vivons, l'amour est impossible et la justice ne suffit pas. C'est pourquoi l'Europe hait le jour et ne sait qu'opposer l'injustice à elle-même. Mais pour empêcher que la justice se racornisse, beau fruit orange qui ne contient qu'une pulpe amère et sèche, je redécouvrais à Tipasa qu'il fallait garder intactes en soi une fraîcheur, une source de joie, aimer le jour qui échappe à l'injustice, et retourner au combat avec cette lumière conquise. Je retrouvais ici l'ancienne beauté, un ciel jeune, et je mesurais ma chance, comprenant enfin que dans les pires années de notre folie le souvenir de ce ciel ne m'avait jamais quitté. C'était lui qui pour finir m'avait empêché de désespérer. J'avais toujours su que les ruines de Tipasa étaient plus jeunes que nos chantiers ou nos décombres. Le monde y recommençait tous les jours dans une lumière toujours neuve. Ô lumière ! c'est le cri de tous les personnages placés, dans le drame antique, devant leur destin. Ce recours dernier était aussi le nôtre et je le savais maintenant. Au milieu de l'hiver, j'apprenais enfin qu'il y avait en moi un été invincible."
" L'Eté ", extrait du Retour à Tipasa, d'Albert Camus (1952)



"Il y a du malheur à ne point aimer."
L'été est mon texte favori.
Note dédiée à ceux qui s'y reconnaitront.
Tous les Etrangers sans doute.
Et ceux qui pensent aussi qu'il y a en eux un invincible été.



18 nov. 2009

Envoyer tout valser ?


Comme chaque année, me voici partie demain aux aurores pour le plus grand Salon Médical du monde à Dusseldorf.
Deux jours de rencontres avec nos clients venus du monde entier.
Et comme chaque fois que je prends l'avion, la peur au ventre.
Ne pas perdre le nord même si cette année je me retrouve avec la tête à l'est et le coeur à l'ouest.
Ségolène et Vincent divorcent.
Martine se frotte les mains.
J'ai le désir d'avenir en berne.
L'espoir à gauche en capilotade.
De quoi suis-je fière au juste ?
D'être ce que je suis, là où je suis.
C'est déjà pas mal.
Un peu orpheline en même temps.
C'est comme ça les divorces, les enfants trinquent.
Une perturbation de plus pendant le vol.
Moi je m'en fous du moment que l'avion se pose.
Alors les autres peuvent appuyer sur le bouton comme ils veulent.
L'Algérie klaxonne et mon chien pleure de peur.
Pas de joie le pauvre.
Et zut j'ai pas de boules Quies et mon sac n'est pas fait.
J'imagine que du côté du cours de la Liberté ça doit être aussi bruyant qu'ici.
Et que les sourires ne doivent pas être aussi joyeux que samedi dernier.
Liste officielle.
Listes alternatives.
Laissez brûler les p'tits papiers.
Si demain l'avion se crashe ça sera la dernière note que je laisserai à la postérité.
Même pas honte.
Parce que là, à la minute même où j'écris, j'ai comme une drôle envie de tout envoyer valser...

Photo : mes guibolles au bureau à la sauce MrsClooney


Eh psssst vous là bas...

Vous êtes lyonnais et vous voulez passez une bonne soirée cette semaine ?
Vous voulez impressionner votre amoureux(se) ?
Vous voulez rêver ?
Vous voulez vous enthousiasmer ?



Une solution : précipitez-vous au Nouveau Théâtre du 8ème.

22 RUE CDT PÉGOUT 69008 LYON
TEL : 04 78 78 33 30 

pour assister au spectacle intitulé :

EGO NON SUM SED VOS AMO (JE N’EXISTE PAS MAIS JE VOUS AIME)

Texte de Patrick Dubost
Création EMMA UTGES

«Ego non sum sed vos amo (je n’existe pas mais je vous aime)»  réunit plusieurs disciplines artistiques sur un texte commandé au poète Patrick Dubost.
Un voyage au royaume des morts, poétique et drôle ; pour parler de choses importantes avec humour et décalage grâce à la musique, à la marionnette, au jeu, au chant et à l’image vidéo.
Emma est vraiment formidable. Je suis restée collée sur mon siège sans bouger pendant tout le spectacle. Comment jouer et valser avec la mort et repartir en aimant la vie plus que jamais...


Les dates sont les suivantes :
mercredi 18 novembre 20h
jeudi 19 novembre 20h
vendredi 20 novembre 20h
samedi 21 novembre 17h
http://www.nth8.com/index.php?page=1010000
12 euros plein tarif
6 euros tarif réduit
le jeudi c’est gratuit

Écouter un extrait sur
http://soundcloud.com/communication-1/taimer-jusqua-plus-soif

Cette information a été également relayé par La Cause des Causeuses, excellent blog d'incitation poétique.



"L'oeil écoute et la voix voit". Paul Claudel.

16 nov. 2009

Tranches de vie



Le Chasse-Clou est revenu avec ses photos et ses histoires.
Cathy fait du crumble et me doit une recette de canelés.
Manu fonde le mouvement des féministes punks auquel j'adhère à cause du slogan "casse moi pas les couilles"
Cath arrive en retard au Vinatier et oublie ses affaires chez moi comme d'habitude.
Juillev regarde les choses de son oeil tendre.
Mrs Clooney pousse les coups de gueule à ma place.
Olympe écrit et c'est bien.
Tes reins et terroirs refuse le beaujolais nouveau. Ca se respecte.
Hypos s'énerve et j'aime ça.

Juste quelques petits liens avec quelques tronches de cakes que j'aime bien.
Il y a des week-ends qui démarrent tranquillement et t'amènent des choses que tu n'aurais même pas osé imaginer.
Des locaux tous neufs tous beaux à la Fédération PS du Rhône.
Un futur outil collaboratif très Web 2.0 pour les militants et les sympathisants.
Un match de foot qui déclenche un fou rire comme tu n'as pas eu depuis longtemps.
Une visite au musée des Beaux Arts pour une exposition sur les Modernes qui va t'aider à mieux appréhender la Biennale quand tu te décideras à y aller.
Le pire film de l'année, Trésor, qu'il vaut mieux oublier pour ne pas ternir la mémoire de feu Claude Berri.
Une bière au Damier des Terreaux.
Des crevette à l'ail.
Du boudin aux pommes.
Des statues dans le cloitre du musée.
Une note sur l'air du temps si doux en cette mi-novembre.
Une note sur trois notes de musique.
Une note pour faire du lien parce que le lien c'est la vie.
Une note pour parler de tout et de rien, de rien surtout.
Pas de choses qui fâchent.
Donc pas de politique aujourd'hui ni dans les jours à venir.
Les chiens aboient, la caravane passe.
Je me sens tout à fait d'humeur caravanière en ce moment.
Genre fille du bédouin.
Voiles et sequins.
Et je cherche des rimes.
En euse comme blagueuse.
En oi comme doigt.
En oui, comme... oui bien sûr.

Photo Mel Karch.
Musique : Gilles Peterson

13 nov. 2009

Proust et HLM

Ce matin en partant au travail, j’écoutais ma madeleine à moi.
Vincent Josse sur France Inter.
Il était question de la vente Bergé-St Laurent.
Les meubles de leur propriété de Deauville vendus au profit de la recherche contre le SIDA.
Pour se sentir bien, St Laurent avait voulu que cette maison soit décorée dans le style Proust.
Luxe Calme et Volupté.
C’est important un beau décor.
Ca nourrit l’intellect.
Il faut toujours soigner son cadre de vie.
Au moment où j’écoutais cela, je traversais le quartier Mermoz.
Un coin de l’arrondissement rempli de logements sociaux coincés entre l’autopont d’où déboulent chaque jour des centaines de voitures (dont la mienne), coupé en deux par l’avenue du même nom.
La réhabilitation du quartier est prévue.
Elle a même commencé.
Les habitants sont des gens qui n’ont pas les moyens de se payer du beau.
Bien contents d’avoir un logement même moche.
Leurs meubles doivent venir de la grande surface du coin.
Quand ils s’écroulent dans leur fauteuil après une journée de travail ou de chomage, c’est selon, ils n’ont pas de toiles de maître en face d’eux histoire de se nourrir le cerveau.
La télé sans doute avec une antenne parabolique pour voir les chaînes de là bas.
Ces habitants sont souvent des français venus d’ailleurs.
La morale de cette histoire ?
J’en ai pas en fait.
Juste demander à ceux qui vont s’occuper de remettre ce quartier en état de penser à y mettre beaucoup de rose.
La couleur préférée de Proust.
Ca permettra peut être de mettre un peu de poésie et de beauté dans la vie de ceux qui n’en n’ont pas.
Tout simplement.
Et leur donner aussi peut-être  l'occasion de se sentir un peu plus français.

12 nov. 2009

La domination masculine

Mardi soir, Olympe m'a invitée a assister à l'avante première du film de Patric Jean en compagnie de Luciamel. Notre ami Sarkofrance se trouvait aussi dans la salle.
Le titre du film est le même que celui du livre de Pierre Bourdieu mais il parait qu'il n'y a aucun rapport.
Ce film mal tricoté, c'est le moins que l'on puisse dire, a été réalisé par un homme, un jeune homme de surcroit. Un homme qui a voulu montrer de façon assez schématique combien les hommes étaient "méchants" vis à vis des femmes. Et c'est vrai qu'ils le sont. Parfois. Souvent. Minute émotion au sujet des femmes battues. Toutes celles qui, comme moi, ont rencontré un jour la violence, se sentiront forcément concernées.
Film mal tricoté donc parce que s'adressant à un public francophone. On passe donc du Canada à la France via la Belgique et par conséquent certaines références (surtout les canadiennes) ne nous parlent pas forcément.
Film mal tricoté parce que, à mon avis, mal monté.
Donc un peu chiant. J'ai même failli m'endormir.
De plus UGC (ma bête noire à Lyon) a trempé dans l'affaire alors le réalisateur peut dire ce qu'il veut, je ne suis pas certaine qu'on lui ai laissé toute latitude pour exprimer ce qu'il voulait.
Une fois toutes les critiques posées, je dirait tout simplement que ce film a le mérite d'exister et celui de créer le débat.
Et le débat auquel il nous a été données d'assister ce soir là fut très intéressant.
Françoise Héritier et Catherine Vidal, les scientifiques.
Florence Montreynaud et Caroline de Haas, les féministes.
Toutes 4 se sont chargées de nous remettre les pendules à l'heure.
Non il n'y a aucune raison valable à la domination masculine.
Oui plus que jamais le combat des femmes est nécessaire.
Non les choses ne sont pas écrites à la naissance.
Oui c'est la société qui fait de nous des hommes et des femmes stéréotypés.
Non le combat n'est pas fini.
Oui il faut rester toujours vigilants.
Le film sort en salles le 25 novembre.  Même mal fichu comme il est, je le conseille à tous ceux, hommes et femmes, qui ont envie de réfléchir sur cette fameuse condition. Tout simplement.
.
P.S. Sarkofrance, très remué par le sujet, nous demande de lui fournir des preuves du machisme de nos (ex) conjoints. Mon (ex) mari était un macho dans toute sa splendeur. Gentil mais macho. Jaloux, possessif et volage.(Mauvais exemple).
Juste une anecdote en tête ce matin provenant de mon dernier compagnon. Un jour de vacances où je cherchais notre route sur une carte (à l'encontre de son sacré saint GPS) il m'a déclaré que les femmes ne savaient pas lire les cartes routières. J'en souris encore. Effectivement, au XXIème siècle, il y a encore des hommes persuadés que ce n'est pas écrit dans les gênes des femmes cette option là.
Modification du 13 novembre (c'est la St Brice au fait) : deux ex-compagnons violents ça suffira comme ça.





6 nov. 2009

Départ


"Je hais les voyages et les explorateurs. Et voici que je m'apprête à raconter mes expéditions. Mais que de temps pour m'y résoudre".
C'est ainsi que commence Tristes Tropiques que je viens de retrouver très facilement en définitive.
La page 42 est marquée. Quelqu'un avait du commencer à le lire. Mon ex-mari sans doute. Des photos de femmes Caduveo au visage peint.
Vers la fin du livre "Le monde a commencé sans l'homme et il s'achèvera sans lui. Les institutions, les moeurs et les coutumes, que j'aurai passé ma vie à inventorier et à comprendre, sont une efflorescence passagère d'une création par rapport à laquelle elles ne possèdent aucun sens, sinon peut-être celui de permettre à l'humanité d'y jouer son rôle."
Je hais les voyages moi aussi. J'ai toujours l'impression qu'on m'arrache quelque chose quand je pars de chez moi et pourtant, une fois partie, le bonheur de la découverte et du partage se font sentir et j'oublie vite cette sensation désagréable.

Demain je prendrai le train pour Paris. Quelques jours de congés forcés (la crise est passée par la zone industrielle, c'est confirmé) me permettent de monter voir mes parents (la santé de mon père va en se dégradant) et bien sûr les amis éparpillés aux 4 coins de la capitale.
Je viens de m'apercevoir que je serais là bas pour célébrer la chute du mur de Berlin et je trouverai bien quelque chose à faire dans la liste des manifestations que Fabien nous a concoctée.
Sans doute une visite à Beaubourg pour Soulages.
Et un hommage à Miles Davis si je peux.
Et demain soir, à peine débarquée, en route pour la Comète.
On nous annonce un invité surprise dont j'ai du mal à croire qu'il vienne juste pour moi.
Allez encore un petit coup de Levi Strauss pour la route : "Chez les Nambikwara, le pouvoir politique n'est pas héréditaire. Quand un chef devient vieux, tombe malade et se sent incapable d'assumer plus longtemps ses lourdes fonctions" il choisit lui même son successeur "celui-ci sera le chef".

 Photo de Miles Davis trouvé chez Il est 5 heures.





5 nov. 2009

Mes livres essentiels - On attaque

Il y a quelques mois, suite à des soucis de circulation, j'ai rehaussé le bas de mon lit.
Je n'ai rien trouvé de mieux que deux livres pour servir de câle.

Le premier : Matou amoureux de Tim O'Brien.
N'ayant strictement aucun souvenir de ce bouquin, j'ai appelé Google au secours et ça a donné ça : "Abandonné par le seul grand amour de sa vie (ainsi en a-t-il décidé !), le professeur de linguistique Matthew H. Chippering ne peut s'empêcher de persécuter son ex-femme et son nouvel amant. Il est ainsi persuadé que cette dernière a toujours entretenu des relations incestueuses avec son frère Herbie. Le sexe tient une telle place dans la vie du professeur qu'il le transpose dans tous ses délires, ses fantasmes et ses peurs. Il est un peu misogyne, un peu macho, mais surtout irrésistiblement attiré par les femmes. Il est comme un chat dans un jeu de quilles. Un pauvre matou, amoureux fou, égocentrique et manipulateur qui se débat comme il peut dans une Amérique dopée au féminisme et en proie au puritanisme.
Avec ce roman, conte moderne d'un séducteur égaré, Tim O'Brien revisite à sa manière les rapports hommes-femmes. Choquant parfois, émouvant ou drôle, l'auteur traite de la guerre des sexes avec le même recul engagé qu'il a appliqué à ses écrits sur la guerre tout court. Tim O'Brien, né en 1947 à Austin (Minnesota), a connu les horreurs de la guerre du Vietnam. À son retour, il choisit l'écriture et reçoit en 1979 le National Book Award pour son livre À la poursuite de Cacciato. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des écrivains les plus significatifs de la génération du Vietnam. --Stellio Paris"
Ca a l'air sympa comme histoire, il faudrait peut être que je le relise. 

Le second : American Psycho de Brett Easton Ellis.
Là pour oublier il faudrait carrément être atteinte d'alzeimer. Je me demande quand même une chose : est-ce à cause de lui que je fait régulièrement des cauchemars depuis quelques temps ? Il faudrait peut être que je pense à mettre autre chose mais attention il faudra que le livre fasse la même épaisseur. Je vais chercher plus loin et vous tiendrai informés as soon as possible.

Comme quoi il faut  toujours avoir des livres chez soi, ça peut servir même de cale-lit : la preuve. Essentiel forcément essentiel non ?




Photo : Brett Easton Ellis


Classement politique de Novembre




Le voici, le voilà, tout beau, tout chaud.

1
Partageons mon avis

2
Sarkofrance

3
Le coucou de Claviers

4
Intox2007.info

5
Marc Vasseur

6
Le blog de Hypos

7
Olympe et le plafond de verre

8
Hérésie

9
Les privilégiés parlent aux Français...

10
Les coulisses de Sarkofrance

11
Rimbus le blog

12
Peuples.net

13
Ruminances

14
Bah !

15
Mon Mulhouse

16
Piratage(s)

17
Unique et commun à la fois

18
Authueil

19
Trublyonne voit la vie en rouge

20
Le blog de RÈbus


Félicitation au Coucou.

Gloire à Nicolas.
Bravo les autres, même ceux de droite.
Bonne fête à toutes les Sylvie.
Moi la première.






Photo : Winifred Shotter

4 nov. 2009

L'incommensurable dilution des cellules


Voilà c'est déjà ça j'ai trouvé le titre.
C'est important un beau titre dans un blog.
Il parait que Levi Stauss est mort.
Le président lui a rendu hommage.
Il n'a pas eu le temps de se précipiter à son chevet vu qu'on a appris le décès une fois que le corps a été en terre.
A-t-il lu Levi Strauss le Président ?
Lui c'est plutôt du genre Levi Strass.
Ma copine Nicole La Cagole se demande bien où elle va acheter ses jeans maintenant.
Remarque Lulu j'ai jamais lu non plus.
France Loisirs m'a envoyé Tristes Tropiques il y a au moins 25 ans.
Le bouquin doit être en train de moisir dans le fond de ma bibliothèque.
Avec la Princesse de Clèves.
D'ailleurs j'ai décidé de la vider cette bibliothèque et de la donner à qui la voudra.
Ne garder que les livres essentiels.
Je vais chercher quelles ont été mes lectures les plus fondamentales ces dernières années.
Si ça se trouve je me surprendrai moi même.
Je risque de me retrouver avec juste le catalogue de la Redoute.
Et encore.
Celui d'il y a 10 ans.
Donc périmé.
Et je ne me souviendrai même plus pourquoi je l'ai gardé celui-là.
.
Photo : Araki Nobuyoshi