29 mai 2009

Liens de femmes pour le week-end


Avant de partir respirer l'air des montagnes suisses, je vous laisse quelques liens que vous suivrez au fil de vos envies.

Tout d'abord le nouveau blog des Femmes Engagées, installé dorénavant sur Blogger. Nous nous sommes toutes prêtées au jeu de l'Anonymat initié par Nicolas.

Pour continuer le blog des deux candidates socialistes lyonnaises aux Européennes, Sylvie Guillaume et Farida Boudaoud. Deux belles personnalités que je croise régulièrement dans les meetings lyonnais.

Ensuite le blog dédié à la Mobilisation Nationale pour les droits des Femmes, crée par un Collectif composé de nombreuses associations féminines. Des informations, des pétitions et une manifestation prévue en octobre à Paris.

Enfin, celui tout nouveau de Jocelyne Besson Girard où vous pourrez commencer à découvrir ses peintures. Un univers singulier, faussement naïf et enfantin.

Je vous souhaite à toutes et à tous un excellent week-end de la Pentecôte, plein de sourires et de fous rires comme va l'être le mien, là-bas dans le pays du Gruyère.

Photo Horst P. Horst
Musique : Sophie Hunger - Leaving the Moon




24 mai 2009

Les jeunes sont des adultes comme les autres.

C'est ce qu'a déclaré un des amis du jeune Adrien qui a été tué mercredi soir à Decines.
Triste histoire.
Un homme arrêté se déclare innocent. Laissons la justice faire. Juste une vie fauchée un soir d'été par quelqu'un qui ne supportait pas le bruit.
Ce qui m'a choqué le plus, c'est d'entendre quelqu'un déclarer à la radio que finalement, à force que les jeunes fassent du bruit le soir, c'était normal que ça finisse par arriver.
Ben voyons.
Tu es chez toi, tu crèves de chaud, tu as sans doute éclusé quelques bières et le programme de la télé n'est pas terrible, tu voudrais bien dormir mais voilà, il y a quelques gamins qui discutent en bas de chez toi et ta fenêtre est ouverte à cause de la canicule. Tu t'énerves. Tu prends ton fusil de chasse, celui qui normalement ne doit servir qu'à tirer des lapins ou des perdreaux, et tu tires. Tu tires sans trop savoir où et comment, tu veux juste leur faire fermer leur gueule une fois pour toutes.
Ca a marché. Un gamin a fermé sa gueule pour toujours.
Sauf que moi je ne trouve pas ça normal.
Chez moi, il a fait très chaud ce week-end. Le rasta qui habite en face a fait comme il fait toujours : ouvert sa fenêtre et mis Bob Marley à fond. Personne ne lui a jamais tiré dessus. Il habite dans une petite chambre du foyer Sonacotra et la musique est sa seule liberté. Le reste du temps, comme tout le monde, il bosse.
Les étudiants des immeubles environnants (j'habite à côté d'une fac) font la fête de temps en temps. Ca me dérange bien sûr mais je finis toujours par m'endormir.
Mon fils joue du trombone à l'occasion, dans l'immeuble à côté c'est de la batterie de temps en temps.
L'hiver, ça ne dérange personne, tout le monde vit calfeutré chez lui.
L'été c'est une autre histoire.
La nuit, tout s'entend, tout résonne.
Alors de temps en temps, un homme (avez-vous remarqué, ce n'est jamais une femme) s'énerve et la violence arrive. Comme ça, d'un seul coup, sans prévenir.
Alors que, comme le dit si bien le jeune homme dans l'article, si quelqu'un fait du bruit, on peut venir le voir pour le lui dire.
Gentiment, calmement.
C'est comme ça que ça devrait se passer.
Normalement.
Mais non.
Quelqu'un peut-il me dire pourquoi ?
Répondez moi !



21 mai 2009

Aung San Suu Kyi,


Voici deux semaines, Aung San Suu Kyi, figure adulée du mouvement démocratique et prix Nobel de la paix, est tombée malade. Puis on a appris qu'un ressortissant américain, un certain John William Yettaw, 53 ans, avait traversé le lac Inya à la nage pour se rendre au domicile de la "dame de Rangoon", où il a passé deux nuits dans la cave. Et voilà qu'Aung San Suu Kyi a été conduite à la sinistre prison d'Insein pour répondre d'une accusation manifestement montée de toutes pièces.
Source : Courrier International


17 mai 2009

Le non choix est-il un choix ?

Pour une fois on ne va pas parler politique, mais essayer de comprendre une notion qui nous a divisé mes amis et moi ce week-end.
Moi je pense que oui. Ne pas choisir est quand même un choix.
On peut considérer qu'on se dédouane de toute responsabilité en le faisant c'est sûr. On pourra dire plus tard "je n'ai pas choisi, j'ai laissé la vie ou les autres décider à ma place" alors qu'on avait la possibilité de le faire. Il suffirait parfois de dire oui ou non mais c'est sans doute très difficile à faire alors on dit "je ne sais pas" "je ne peux pas" et on attend que les choses se décantent d'elles-même.
Pour beaucoup de gens, ne pas choisir est un art de vivre. Ils se laissent porter par le flot et vont où celui ci les mène.
Pour beaucoup d'autres, la question ne se pose même pas. Ils ont d'autres priorités que celle du choix : survivre par exemple.
J'ai trouvé cette citation quelque part : "dans une avalanche, aucun flocon ne se sent jamais responsable".
Ca ne répond pas à ma question d'ailleurs. Ca rajoute la notion de responsabilité. Est-on responsable de ses choix et à fortiori de ses non choix ?

Photo : Joel D. Levison - Fractions from Mass Media Series
Illustration : Le choix de Sophie à voir ICI. Ou il est question d'un choix de vie ou de mort.

15 mai 2009

Sarkozy, je te vois !


Ceci est un exemple de tapage diurne injurieux sur Internet.
Pour d'autres, ça se passe à la Gare St Charles de Marseille.
Si je suis embarquée au poste dans la journée, je vous tiens informés.
Pauvre France.

05 mai 2009

Demain, deux ans de Sarkozisme

Comme je serai en famille loin de Lyon, je ne pourrai pas fêter ça. Quel dommage n'est ce pas ?
Allez pour compenser, un petit coup de Stéphane Guillon, énaurmissime ce matin, même avec sa dernière phrase (sachons avoir de l'humour quoi qu'il arrive).
Et un excellent anniversaire à Nicolas Demorant qui me réveille avec bonheur tous les jours même si les infos ne donnent pas à sauter de joie.




01 mai 2009

Du passé faisons table rase

Me voici revenue du défilé, les pieds en compote mais le sourire aux lèvres, un petit brin de muguet fâné à la boutonnière venant directement du jardin d'une collègue. Nous avons piétiné longtemps sous le soleil sur la place Jean Macé, regardant le cortège passer devant nous. Un papy qui avait mis 2 heures pour venir de Monchat à pieds m'a dit "c'est formidable ce que Sarko a fait, il a réussi à réunir tous les syndicats contre lui". J'ai souri, je n'ai mis qu'une demi-heure pour venir de la Manu. Vincent Peillon nous a rejoints. Arrivés à 10 heures, nous sommes partis à midi en direction de Bellecour. Une fois là-bas, nous avons déjeuné entre filles rue des Marronniers. Le serveur rigolard nous a fait des compliments. Il y avait comme une ambiance de fête et pourtant ... Pourtant les slogans parlaient de chomage, de crise, de paquet fiscal, d'université en danger. "Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n'en veut pas de cette société là", "y'en a assez, assez, assez d'cette société, qui n'offre que le chômage et la précarité".
Il y en a assez c'est sûr et se retrouver nombreux dans la rue pour le crier fait du bien même si on sait que le gouvernement fait la sourde oreille. Combien de vies gâchées, combien d'espoirs perdus en attendant ?
Le titre de cette note est, tout le monde l'aura reconnu, un extrait de l'Internationale que nous avons chanté haut et fort aujourd'hui. Sauf qu'aujourd'hui ce n'est pas le passé mais le présent qu'il faudrait gommer, un présent lourd pour beaucoup de nos concitoyens.
Je leur dédie ce brin de muguet anonyme trouvé au hasard du web, qu'il puisse leur porter bonheur et faire que ceux qui nous dirigent retombent un peu sur terre et comprennent enfin qu'on ne dirige pas un pays comme une entreprise, que la santé et l'école ne sont pas des marchandises, les êtres humains non plus. On peut toujours rêver non ?