21 déc. 2009

Silence dans le poste


C'était bizarre ce matin de se reveiller sans la voix de Nicolas Demorand. Suite à une grève d'une certaine partie... et à la place la douce Loane qui chante Danse...
Où irons nous danser ce soir ?
Ca tombe bien aujourd'hui l'hiver commence. On ne s'en était pas vraiment aperçus depuis une semaine n'est ce pas Lulu ?
Je vais en profiter pour faire la trève des confiseurs.
Mais pas la grève des papillottes.
J'admire mon nouveau frigo chaque fois que je rentre dans ma cuisine.
Samedi soir, j'ai été voir La Route. Epopée initiatique post-apocalyptique.
Que sera notre Demain ? Qu'allons nous offrir à nos enfants et à ceux qui vont venir ensuite ?
Où iront-ils danser ?
Petite rediffusion d'une note écrite il y a quelques années :

"Nous nous acheminons vers la fin de l’année dans un brouillard assez vertigineux. Où allons-nous ? Que deviendrons-nous une fois les brumes dissipées ? Quel soleil renaissant viendra réchauffer nos vieux os ? Quelles idées baroques viendront éveiller nos cerveaux engourdis ? Quels êtres neufs apparaîtront une fois nos oripeaux arrachés ?

Regarder la vie à travers la brume et des lunettes de myopes, quelle drôle d’idée ! Avancer à tâtons les mains tendues dans l’espoir de trouver son chemin ? Non mieux, celui de trouver l’autre sur son chemin. Celui qui prendra cette main gelée et la réchauffera. Celui qui la tiendra bien fort pour éviter que l’on trébuche. Celui que l’on suivra même les yeux fermés tant la confiance sera dans ce geste. La main tendue.
C’est comme sur ces photos floues, ratées paraît-il, où l’on voit les gens dans une ébauche de mouvement. Ce bras qui a bougé, ce visage qui s’est tourné. Vers quoi, vers qui ? Sûrement pas vers l’objectif qui était là pour saisir l’immobilité. Vers la vie qui appelle. Vers l’espoir d’un mieux, d’un bien. Même fugitif, même passager.
Nous nous acheminons tranquillement vers la fin de l’année. D’un pas lent, presque traînant. Une grosse envie de tourner une page, encore une. Mais envie aussi d’en finir en beauté. Se retourner sur le pas de la porte et dire adieu. Regarder ces mois envolés. Matins sourires. Nuits chagrines. Demi-sommeils et journées radieuses. Sourires et larmes entremêlés.
Nous nous acheminons…"

Ou iront-ils danser demain ?
Leurs yeux brilleront-il encore ?

Source Photo : Life Magazine.



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