La stratégie du choc

"Seule une crise réelle ou imaginaire peut entrainer un changement profond".

"Qu'y a-t-il de commun entre le coup d'état de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique, le naufrage de l'épopée Solidarnösc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l'Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri-Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l'année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux - Abou Ghraib ou Guantanamo, aujourd' hui ? Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l'avènement d'un 'capitalisme du désastre'. Approfondissant la réflexion entamée avec son best-seller, No logo Naomi Klein dénonce, ici, documents à l'appui, l'existence, depuis plus d'un demi-siècle, de stratégies concertées pour assurer la prise de contrôle de la planète par les multiples tenants d'un ultralibéralisme qui a systématiquement mis à contribution crises, désastres ou attentats terroristes - et qui n'a pas hésité, du Chili de Pinochet à Guantanamo - à recourir à la torture sous diverses formes pour substituer aux acquis des civilisations et aux valeurs de démocratie la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation."
La montée d’un capitalisme du désastre
de Naomi Klein
Editions Actes Sud


Naomi klein - la stratégie du choc
envoyé par masesami


On m'a signalé ce matin l'existence de ce livre paru en Mai 2008 ainsi que de cette vidéo introductive qui m'a effectivement fait l'effet d'un choc.
La critique du livre par Nicolas Cadène se trouve ICI;
J'en ai tiré cette phrase :

"Un tel ouvrage ne laisse pas indifférent et cette critique le prouve sans doute. La force de la thèse développée par Naomi Klein réside dans sa capacité à mobiliser le lecteur. Heureux de constater dans le dernier chapitre un choc qui "s’essoufle" en Amérique latine, il ne peut qu’en tirer les leçons nécessaires à sa situation propre.

Or, force est de constater que l’Europe n’est pas prémunie contre toute "stratégie du choc". Si ses peuples refusent de plus en plus le libéralisme débridée, elle ne se tourne pas moins vers le populisme puis l’autoritarisme, comme l’illustrent les trop nombreuses atteintes aux droits humains et sociaux en France ou ailleurs sur le vieux continent.

La démocratie n’est pas indépendante de notre système économique. Bien au contraire.

Très justement, Mohandas Karamchand Gandhi écrivait en 1926 dans son ouvrage Non violence - The Greatest Force :
"Un conflit armé entre nations nous horrifie. Mais la guerre économique ne vaut pas mieux qu’un conflit armé. Ce dernier est comme une intervention chirurgicale. Une guerre économique est une torture prolongée. Et ses ravages ne sont pas moins cruels que ceux que décrivent si bien les ouvrages sur la guerre. Nous nous préoccupons moins de la guerre économique parce que nous sommes habitués à ses effets mortels. (...) Le mouvement contre la guerre est juste. Je prie pour sa réussite. Je crains pourtant qu’il ne soit voué à l’échec s’il ne s’en prend pas à la racine du mal : l’avidité humaine."

Beaucoup de questions ce matin et si peu de réponses...

Photo : Jean Gaumy - 1986

Commentaires

  1. Salut Trub'
    très bon billet... avec cette fièvre Hadopi, moi aussi j'ai pensé à Naomie Klein et surtout à Hakim Bey du groupe Taz, l'anti-droit d'auteur par excellence.
    http://www.gyw.com/hakimbey/

    Je te conseille aussi mon dernier papier :
    http://rimbusblog.blogspot.com/2009/03/un-herisson-qui-ne-manque-pas-de.html

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  2. J'ai été interpelée par ton billet et par la vidéo. Impressionnant.
    Je me suis permise de citer ton article sur mon blog, et de commenter longuement.

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