10 mars 2016

Dieu existe ? Admettons.

Piqué sur le mur Facebook d'une amie.
---
Deux bébés discutent.
- Bébé 1 : Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?
- Bébé 2 : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.
- Bébé 1: Pffff... tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement ! A quoi ressemblerait une vie hors du ventre ?
- Bébé 2 : Eh bien, il y a beaucoup d'histoires à propos de "l'autre côté"... On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d'émotions, des milliers de choses à vivre... Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.
- Bébé 1 : Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie... donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C'est comme ça, il faut l'accepter.
- Bébé 2 : Et bien, permet moi de penser autrement. C'est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j'aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.
- Bébé 1 : "Maman" ? Tu veux dire que tu crois en "maman" ??? Ah ! Et où se trouve-t-elle ?
- Bébé 2 : Mais partout, tu vois bien ! Elle est partout, autour de nous ! Nous sommes faits d'elle et c'est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.
- Bébé 1 : C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.
- Bébé 2 : Je ne suis pas d’accord, ça c'est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante. On peut sentir quand elle caresse notre monde. Je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement...
- Bébé 1 : Moi je suis surtout convaincu qu'après l'accouchement il n'y a rien. Cela est tout simplement irrationnel.
---
C'est joli n'est-ce pas ?
En ce qui me concerne, ça ne m'a pas vraiment convaincue.
Pas du tout d'ailleurs.
Mais admettons.
Si Dieu existe, en tout cas il ne fait pas beaucoup d'effort pour nous le montrer car, si je me réfère à la métaphore ci-dessus, au bout du bout la Maman va prouver au bébé non croyant qu'elle existe.
Tandis que Dieu, rappelez moi depuis combien de siècles on parle de lui sans le voir ? Tout comme les extra-terrestres, l'arlésienne ou le monstre du Loch Ness.
Mais admettons.
Si on se réfère à la taille de l'univers, Dieu a tellement de travail que s'occuper de la planète Terre et de ses encombrants habitants c'est vraiment le cadet de ses soucis. Il n'existe même pas un Ministère chargé de s'occuper de nous donc nous voici comme certains quartiers de la République, livrés à nous même et incapables de nous en sortir sans l'aide d'une puissance supérieure.
Ce qui me rend dubitative quand à ses capacités à faire son boulot.
Moi je serais croyante, je demanderais à ce que Dieu soit destitué et qu'un vote genre Primaires soit effectué afin de lui trouver un remplaçant un peu plus efficace. 
Parce qu'après tout, je lui trouve un petit côté dictateur à ce Dieu qui existe à l'insu de notre plein gré et qu'on ne peut pas détrôner parce qu'il ne fait pas bien son travail... Pas vous ?

08 mars 2016

Le 8 mars est la Journée internationale des Droits des Femmes (pas lajournée de la Femme)

Je voulais faire un billet à propos de la récupération commerciale de cette journée O combien symbolique mais Laurence Rossignol l'a fait à ma place. Donc allez le lire ici afin de vous informer.
En même temps il est 22 h 15 au moment où j'écris ces lignes donc le matraquage est terminé et on nous annonce pour demain une éclipse solaire et une grève générale contre le projet de loi El Khomri de réforme du code du travail.
Donc inutile de vous dire que dès demain nos problèmes féminins seront repassés à leur place, soit au second plan. 

04 mars 2016

Bye Bye l'autoroute ?

S'il y a vraiment quelque chose qui excède les lyonnais, c'est cette portion d'autoroute qui traverse la ville via le tunnel de Fourvière et Perrache.
Avant d'être lyonnaise, j'ai été parisienne et j'ai subi comme beaucoup les bouchons liés à cette absurdité elle même liée aux décisions du maire de l'époque, Louis Pradel, grand amoureux du béton, qui souhaitait moderniser la ville suivant les critères en vigueur dans les années 60.
Heureusement que j'avais ici de la famille, ce qui m'a permis de m'arrêter et de découvrir les charmes cachés du lieu et de commencer à l'apprécier.
Si on m'avait dit à l'époque que j'y habiterais un jour et que je ferais partie de l'équipe municipale, j'en aurais bien souri je pense.
Bref, pour en revenir à l'autoroute, cette semaine une nouvelle perspective est apparue : le déclassement de l'A6 et de l'A7 en vue de la réalisation d'un boulevard urbain.
C'est peut-être un détail pour beaucoup de français mais pour les lyonnais ça veut dire beaucoup.
Plus d'engorgements, plus d'étranglements, plus d'embouteillages... (ou presque) et nettement moins de pollution.
D'accord il va falloir trouver une solution pour les parisiens et autres automobilistes qui empruntent cette voie régulièrement, et je ne parle pas des routiers.
Le sujet récurrent du contournement de la ville va revenir sur le tapis avec les coûts plus ou moins exorbitants annoncés depuis quelques années mais on avance.
Lyon est depuis quelques jours la 38ème ville la plus agréable au monde (classement Mercer), je sens qu'on est bien partis pour gagner encore quelques échelons et ça fait plaisir parce que cette ville, nous les lyonnais, on l'aime vraiment beaucoup.




28 février 2016

La chanson du dimanche

Quelques amis du Groupe des Leftblogs ont pour habitude de partager cette fameuse chanson du dimanche.
Je vais faire comme eux pour une bonne raison : il est 16 h. Nous sommes sortis de table il y a peu. Des amis sont venus partager notre repas et au café l'envie m'est venue d'écouter le dernier album de Bashung, Bleu Pétrole.
La dernière chanson.
Il voyage en solitaire de Gérard Manset.
Je l'avais complètement oubliée.
La voici la voilà ma chanson du dimanche.
Pour que nul ne soit obligé à se taire.
Nulle part.
Partout.


27 février 2016

L'économie Sociale et Solidaire : une alternative au capitalisme ?

Ayant fait ma carrière dans l'industrie, ce secteur d'activité m'a peu intéressée jusqu'à présent.
Les soubresauts politiques et sociaux liés à la Loi Khomri et l'arrêt de mes activités professionnelles pour me consacrer à mon mandat m'ont permis de commencer une réflexion sur un secteur qui représente aujourd'hui environ 10 % des emplois salariés en France et fait travailler 300.000 personnes en Rhône-Alpes.
Ma visite cette semaine chez Epicentre afin de mieux comprendre le fonctionnement de cette épicerie sociale et solidaire m'a fait vraiment prendre conscience de la nécessité de développer ce genre d'initiative sur nos quartiers populaires afin de permettre aux plus pauvres de s'en sortir sans être assistés, avec l'aide des plus privilégiés bien entendu.

Un secteur mal connu du grand public (la preuve, je découvre) qui mérite qu'on se penche dessus et que nous, les politiques, lui donnions un coup de pouce. 
Ci-dessous quelques liens pour savoir de quoi on parle :


  • http://www.ressources-solidaires.org/
  • http://www.eco-solidaire71.org/
  • http://www.rhone-alpesolidaires.org/
  • http://www.cress-rhone-alpes.org/cress/
  • http://www.forumemploi-solidaire.org/
Je suis intimement persuadée que nous tenons là une des solutions pour sortir de la crise car l'amélioration de notre société doit passer par le partage d'autres valeurs que celles de la finance ("mon ennemi"...), une gouvernance démocratique avec du personnel impliqué  et une répartition des bénéfices dédiée au maintien de l'activité (bye bye l'actionnariat).
Peut-être que je rêve mais j'ai l'impression de ne pas être toute seule sur le coup et puis, à force de prendre des claques de la part du Gouvernement comme beaucoup d'autres militants de base, j'ai envie de me raccrocher à des valeurs qui correspondent à mon engagement original en politique...

Petite réflexion qui me permet de remettre en route ce blog pour partager en public les pensées que je rumine toute seule dans mon coin entre 2 réunions parce Demain est proche et que nous devons tous agir.



07 mars 2015

Rwanda, la vie après, paroles de mères

Ce documentaire bouleversant, lauréat du Prix Télérama au FIPA 2015, est à voir dès maintenant en avant-première sur Télérama.fr et le 8 mars sur Arte.
Son réalisateur, Benoit Derveau a recueilli le témoignage de 6 jeunes femmes Tutsis qui ont été violées lors du génocide de 94.
Violences, grossesses non désirées, rejet par leur famille, relations avec ces enfants du viol. Avec pudeur et dignité, elles nous livrent leur histoire.





Ce soir, en Mairie du 8ème, je reçois, à partir de 17 h,  l'association rwandaise Isangano qui organise une soirée en faveur de la défense des droits des Femmes au Rwanda et à travers le monde.

Le continent africain est concerné au 1er chef par ce combat car nous savons combien le dynamisme de l'Afrique repose sur la force des femmes africaines.

Le Rwanda donne l'exemple en termes de représentation des femmes en politique. En effet, le Parlement, déjà paritaire depuis plusieurs années, est devenu le SEUL parlement au Monde qui compte le plus de femmes que d'hommes. 51 femmes sur les 80 sièges que compte la Chambre des Députés. A ce train là, les hommes rwandais vont finir par demander une loi sur la parité pour garantir leur représentation...

Isangano signifie lieu de rencontre en kinyarwanda.
Je suis très heureuse de pouvoir partager avec eux ce moment qui allie citoyenneté et culture et regarder vers l'avenir ici en France comme là-bas.






Bookmark and Share

01 mars 2015

Tu ne blogues plus ?

Map of the Internet - Martin Vargic
C'est la question que m'a posée un ami hier soir.
Il n'est pas le premier ni le dernier à me la poser.
Il faudrait que je réponde pourquoi.
Ou pas...
Parce que je n'ai pas forcément la réponse.
Plus de 10 ans à taper sur un clavier, à penser blog, à lire des blogs, à commenter des blogs, à rencontrer des blogueurs, ça commence à faire.
Le temps passe et je ne rajeunit pas.
Peut-être que j'ai tout écrit ce que j'avais à écrire.
Je n'ai pas la fibre d'un écrivain.
Je n'ai plus le temps.
Je n'ai plus envie.
Je suis très active sur les réseaux sociaux. On me le fait remarquer souvent. Je ne sais jamais vraiment si c'est une constatation, une critique ou un compliment.
Je suis devenue adjointe. J'ai une obligation de réserve. Je me censure.
Je voudrais parler de la culture mais c'est compliqué chez moi.
Je préfère réfléchir et agir sur le terrain même si je n'ai qu'une toute petite marge de manoeuvre.
Pourtant j'ai plus de temps, je suis à la retraite depuis le début de l'année.
Ben justement, vous savez ce que c'est les retraités, ils n'ont jamais le temps, surtout s'ils sont élus.
Bref, plein de raisons qui sont les miennes mais pas celle de mon voisin.
Ca ne me perturbe pas plus que ça mais de temps en temps ça me fait culpabiliser (truc de femme quoi).
Je sais que ça crève le coeur ennuie Nicolas que les blogs politiques s'éteignent petit à petit même si notre Google Group politique continue à être actif.
Je lui dédie ce petit billet du dimanche, ainsi qu'à tous les copains qui continuent à tenir la flamme.




"Consacre tous tes soins à l’action présente, disait à peu près Marc Aurèle ; Laisse le reste au hasard ou aux dieux."


Le Goût de vivre: et cent autres propos Par André Comte-Sponville 


Bookmark and Share

08 septembre 2014

Une chambre à soi de Virginia Woolf au NTH8

Photographie : Lorenzo Papace
J'ai découvert Virginia Woolf tardivement mais ce fut quasiment un coup de foudre.
J'ai aimé tout de suite son écriture et découvert une femme fragile qui a essayé d'être elle même malgré la dépression.
Autant vous dire que lorsque le NTH8 a mis ce spectacle à son programme l'an dernier, c'est avec beaucoup de joie que j'y assisté. 
Il ne s'agit pas de n'importe quel texte : c'est ici une réflexion sur la place des femmes dans la littérature et par delà leur émancipation.  Un texte qui a une place importante dans l'histoire du féminisme.
Comme d'habitude, la collaboration de Sylvie Mongin-Algan et d'Anne de Boissy nous a offert une lecture sublimée de cette œuvre et d'un sujet qui les (nous) préoccupe au plus haut point : la création artistique.
Pour notre plus grand plaisir, cette œuvre est à nouveau à l'affiche du théâtre aux jours et horaires que vous trouverez ensuite. N'hésitez pas à réserver rapidement car le théâtre n'est pas aussi grand que la qualité du travail qu'on y fait.
Pour les tarifs, je vous rappelle la politique de la maison :
"L'accès à notre théâtre est pour tous et pour chacun. Et les biens immatériels qu'il permet d'aborder sont, selon nous, proprement inestimables : soit leur valeur dépasse tout ce qu'on pourrait estimer, soit on ne peut leur donner de valeur marchande, car les œuvres créées par les artistes sont destinées à appartenir à tous et à chacun, comme l'air, la terre, ou le soleil... Donc, c'est au choix de chacun, de 0 à 100 euros."
N'hésitez pas à dire que vous venez de ma part, Marie-Emanuelle à l'accueil vous réservera en plus son plus grand sourire.
  1. dimanche 12 octobre 2014 - 17h00
  2. lundi 13 octobre 2014 - 20h00
  3. mardi 14 octobre 2014 - 20h00
    Pourquoi les hommes boivent-ils du vin et les femmes de l’eau ?

    Pourquoi un sexe est-il si prospère et l’autre si pauvre ?
    Quel est l’effet de la pauvreté sur le roman ?
    Quelles sont les conditions nécessaires à la création des œuvres d’art ? Mille questions me venaient à l’esprit.
    Mais il me fallait des réponses et non des questions, et une réponse,
    je ne pouvais l’avoir qu’en consultant les doctes, les esprits non
    prévenus, ceux qui, s’étant mis au-dessus des polémiques et de l’agitation des corps, ont livré le résultat de leur raisonnement et de leurs
    recherches dans des livres qui se trouvent au British Museum.
    Si la vérité ne se trouve pas sur les rayons du British Museum, me demandai-je, saisissant un carnet et un crayon,
    où peut-elle bien se trouver ?